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Etiré sur une crête longée par le ruisseau
des Gérinaux, village centré par une longue place triangulaire
et herbeuse créée au XIXe s. autour de l'église néo-romane,
alors que le sanctuaire antérieur se situait au bas de la
localité, dans le cimetière dont subsistent les murs en
calcaire. Alignements de maisons avec étable du XIXe s. pour la
plupart, en moellons de calcaire souvent peints, sous bâtières
d'ardoises ou d'éternit. A remarquer notamment les nos 26 et 28,
deux fermes en long datées par ancres de 1850 et 1852.
Un peu à l'écart, dans la vallée, s'est
établie la vieille ferme du Gaï.
A.T.
CHAP. STE-GENEVIEVE
Sur le haut de la place, édifice néo-roman
en calcaire, construit en 1908-1909. Derrière l'autel, potale du
XVIIIe s. réinsérée dans le mur. Niche cintrée et bordée de
festons, fermée par une grille ancienne. Amortissement
fleurdelisé portant: « IHS / 1719 / SAINTE GENNEVIEVE / PATRONNE
/ DE PARIS / ET DE VOD(ECEE)». Socle remployant sans doute un
fragment de dalle funéraire sur lequel on lit: « FLEURENTIN /
PREVOST / NATIF. DAUXERRES / EN. BOURGOGNE / PRIEZ. DIEU. POUR.
LUY. ET. SA. FAMILLE».
A.T. [978]
Fonts baptismaux gothiques avec cuve à
quatre tètes d'angle.
R. DU GAI
N° 43. Ferme du Gaï. Au N. du
village, près du ruisseau des Gérinaux, ferme en moellons de
calcaire du XVIIe s., en ordre dispersé.
Au S., derrière un rideau de peupliers,
gros volume chaulé de deux niveaux, abritant logis et étable
sous une bâtière d'éternit à croupe et croupette. Dans la partie
habitée subsistent comme témoins du XVIIe s.: une petite baie
rectangulaire de l'escalier, la chaîne d'angle à g. et des
prises d'air dans le pignon; à l'arrière, les chaînes d'angle
incomplètes ainsi que la base chaînée de la porte, dans l'axe de
l'entrée. Fenêtres actuelles à linteau bombé à clé du XVIIIe s.
et en brique du XXe s. A dr., porte d'étable chaînée et petite
baie d'origine. Partie dr. de la maçonnerie reconstruite. Autres
baies postérieures.
En face, autre étable remaniée et amputée à
dr., qui conserve du XVIIe s. les deux portes en plein cintre,
dont l'une à chanfreins et congés, et probablement les deux
fenêtres rectangulaires. Bâtière d'éternit ondulé.
Grange en long également du XVIIe s., dont
le volume a été abaissé. Portails aux piédroits chaînés et
certaines chaînes-d'angle d'origine. Même bâtière. Contre le
pignon, étable peut-être du XIXe s., avec voussettes à
l'intérieur. Etables modernes à l'opposé.
T.C.
R. DE SAUTOUR
N° 51. Ancien moulin «Luc». Dans la
vallée du ruisseau des Gérinaux, volume en moellons de calcaire
assises du déb. du XIXe s., qui abrite à dr. le logis, desservi
par une porte à linteau droit sur montants à deux harpes et
éclairé par trois fenêtres semblables. A g., porte de même type
donnant accès à la machinerie du moulin, comportant jadis
plusieurs meules. Accessible par un escalier extérieur, grenier
montrant une belle charpente. Façade arrière moins homogène.
Restauration récente: pignon dr. refait en blocs de ciment;
bâtière et lucarnes d'éternit sur frise de brique dentée. A
l'intérieur, boiseries et cheminées d'origine.
Partie g. en saillie cachant l'ancien bief,
postérieure.
Bâtiments agricoles des XIXe et XXe s.,
dont une étable datée de 1861.
T.C. [979]
R DU VILLAGE
Nos 12-14. Ensemble en moellons de
calcaire du déb. du XIXe s., intéressant pour le volume des
dépendances: importante grange en long sous bâtière d'éternit à
croupette, contre laquelle s'adosse le logis. Derrière, petite
tour carrée en brique et pierre bleue, harpée aux angles. Baie à
linteau droit sur montants alternés.
En face, au n° 14, autre bâtiment
agricole dont une partie, reconstruite en brique au déb. du
XXe s., abrite une habitation. Longue bâtière d'éternit à
croupettes, recoupée par la toiture du logis. T.C. [980]
N° 33. Bordant l'église au S., anciennes
étables de la 1re moit. du XVIIe s. en moellons de calcaire
chaulés, partiellement aménagées pour l'habitation. Subsistent
deux portes d'origine en plein cintre, chanfreinées et à congés,
une exhaussée.
A.T. [981]
N° 37 (à g.). Ferme en long, en
moellons de calcaire chaulés, du XVIIe-XVIIIe s. Maçonneries
dérangées et ouvertures du XIXe-XXe s., hormis la porte d'étable
en plein cintre et un portail de grange à linteau de bois,
bouché. Bâtière d'éternit ondulé.
A.T. [982]
N° 42. Intéressant volume classique de
deux niveaux, du mil. du XVIIIe s., peu profond, abritant un
logis de cinq travées et deux dépendances sous fenil. Façade en
brique et pierre bleue sur soubassement appareillé, cantonnée de
harpes d'angle. Bandeaux saillants au niveau des appuis et
au-dessus des linteaux, qui atténuent la succession rapide des
travées. Baies à linteau échancré sur piédroits harpés, dont la
porte du logis jadis à traverse. Bâtière d'éternit avec brisis
et coyau.
A l'arrière, annexe et grange ajoutées sans
doute au XIXe s.
A.T.
N° 47 (en face). Dans l'ancien cimetière
entouré de murs en calcaire, à l'intérieur d'une chapelle
néo-gothique, pierre d'autel de remploi gravée: « PIERRE
MARTIN. MAIEVR DE VODECEE ET / ANNE SON ESPEUSE ONT FAICT FAIRE
/ CEST AVTEL AV LHONNEVR. DE / DIEV. DE. SA. SAIENCT. MERE
SAIENCT / PIERE. STE ANNE ET ST ROCH 1607 ».
A.T.
N° 48 (après). Croix funéraire en
calcaire portant le texte lacunaire «ICI. F(U) / T OCC(I) /
NICO / LAS. WAROC (...) / LA 1588 PRIE. DIEU / POR SON AME».
Socle carré terminé par un cavet.
T.C. [983]
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