|
Dépendance sous l'Ancien Régime de l'abbaye
St-Jean de Florennes et du seigneur du même lieu. Localité
ouvrière plutôt qu'agricole, vu l'exploitation du marbre rose
qui s'y est fortement développée à la fin du XIXe s. et au déb.
du XXe s. Carrières des Croisettes et de Rochefontaine encore en
activité. Présence d'une source thermale toujours exploitée.
Etiré au sommet du versant du ruisseau du
Grand-Pré, gros village en calcaire recoupé par la grand-route
Philippeville-Givet. Subsistent un certain nombre de maisons et
fermes anciennes mais transformées: ainsi par exemple r. Père
Heugens, nos 47-49 et r. du Pechy, n° 1. Autres constructions du
XIXe s., comme les nos 1 de 1849 et 3, r. des Nuttons. Au N. de
l'église, près de la placette créée depuis la réduction de
l'ancien cimetière, groupement de quelques beaux volumes en
calcaire, des XVIIIe-XIXe s. Derrière le n° 5, jardin entouré de
murs de calcaire qui bordent la r. des Mésanges.
T.C.
J. BERNARD, Villers-le-Gambon, terre
wallone, 2 vol., 1977, exemplaire polycopié.
EGL. PAROISS. ST-REMI
Edifice néo-gothique en moellons de
calcaire réglés, construit sur les plans de l'architecte Piret
et daté sur la tour de façade: « VERE NON EST HIC ALIUD / ISI
DOMUS DEI / ET PORTA COELI / ANNO 1850
T.C. [967]
Ensemble néo-gothique contemporain de
l'église: autels, confessionnaux, chaire. Christ en croix (XIXe
s.)
Dans le mur du cimetière récemment
reconstruit sur un nouveau tracé, fragment de croix funéraire de
Jan de Mataigne et son fils (…
163.).
R. DES BISTON
N° 5. Maison du XVIe s. ou du déb.
du XVIIe s., transformée au XIXe-XXe s. quant au plan et au
volume. Construction en brique chaulée sur soubassement en
moellons de calcaire biseauté, qui conserve quelques éléments
d'origine: à la façade-pignon, soupirail, chaîne d'angle à g.,
deux arquettes de décharge et les vestiges d'une fenêtre à
croisée. A la façade latérale, intéressant encorbellement de
l'étage soutenu par un cordon de pierre en cavet sur des
corbeaux en quart-de-rond et listel; au r.d.ch., fenêtre chaînée
obturée et au 1er, trace d'une petite baie carrée. Angle g.
repris.
Autres ouvertures postérieures, tout comme
la frise dentée et la bâtière d'éternit.
T.C. [968]
R. DE CHATELET
N° 1. Maison d'angle ouverte au pignon,
en moellons de calcaire chaulés. Témoignant d'un gros oeuvre
ancien, porte à linteau droit frappé d'un écu portant «IHS 1703
» et à piédroits harpés, celui de dr. lié à l'angle. Deux
niveaux et deux travées de baies à linteau droit du XIXe s.
Frise dentée et bâtière d'ardoises à croupette.
T.C. [969]
N° 12. Maison et étable classiques en
moellons de calcaire chaulés, de la fin du XVIIIe s. Logis à
deux niveaux et deux travées d'ouvertures à linteau bombé et clé
sur montants droits ou à deux harpes; porte jadis à traverse et
fenêtre dr. du r.d.ch. refaite au XXe s. A g., grande étable
sous fenil dont les baies sont du même type. Autre porte et
fenêtre carrée des XIXe et XXe s. Bâtière d'éternit à croupette
sur frise dentée en brique.
J.-L.J. [970]
CITE JARDINS
Nos 1-20. En bordure O. du village, dans
une petite dépression, ensemble de maisons en brique groupées
en trois blocs disposés en U, construites v. 1924 pour les
ouvriers marbriers probablement par la «Société des carrières de
Villers-le-Gambon ». Constitue une des rares cités-jardins de
l'Entre-Sambre-et-Meuse.
A.T.
R. DE GIVET
Nos 13-14. Au lieu-dit «Al Cour», ancien
château de la Mosée ou ferme Mathieu, ensemble semi-clôturé
établi près du ruisseau du Grand Pré. Au fond d'une cour
agrémentée d'un noyer, gros volume en moellons de calcaire
chaulés probablement de la fin du XVIIIe s., comprenant à
l'origine cinq travées, agrandi peu de temps après d'une travée
de part et d'autre. Deux niveaux largement éclairés vers la cour
et vers l'arrière, respectivement par sept et huit travées de
baies à linteau droit sur montants en brique et pierre
alternées. Trois travées semblables au pignon g. Chaînes d'angle
harpées et importante frise redentée sur denticules, sous la
bâtière d'éternit à croupes et coyau. Trois lucarnes à croupe.
Au n° 14, porte de garage et fenêtre plus récentes.
Perpendiculaires à dr., dépendances sous
fenil sans doute de peu postérieures. Ouvertures avec certains
remplois. Bâtière d'éternit.
Autres bâtiments à l'entrée, dont une
grange en long du XIXe s., transformée. A g. du passage
d'entrée, dalle armoriée en marbre rose scellée dans une annexe.
Prolongeant le logis à dr., derrière l'aile perpendiculaire,
bâtiment du XIXe s. qui abrita une brasserie jusqu'en 1914 et
dont faisait probablement partie les dépendances à rue. Cheminée
démolie.
T.C. [971]
R. PERE HEUGENS
N° 12. Maison communale. Précédée
d'une courette fermée par un grillage, bâtisse néo-classique du
2e tiers du XIXe s. en moellons de calcaire peints. A l'origine,
deux niveaux et quatre travées de baies en plein cintre au
r.d.ch. et à linteau droit à l'étage. Allongement vers la dr.
par une travée semblable dès le XIXe s. Bâtière d'éternit à
croupettes.
J.-L.J. [972]
N° 13. Maison classique de deux niveaux
sur caves en moellons de calcaire chaulés, de la 2e moit. du
XVIIIe s. Deux travées d'ouvertures à linteau bombé et clé sur
montants à deux harpes pour les fenêtres, sur piédroits harpés
pour la porte jadis à traverse. Appui abaissé au r.d.ch. à g.
Dans le même volume à dr., ancienne étable sous fenil
contemporaine. Porte à linteau droit sur montants harpés,
transformée en fenêtre. Ouverture du fenil semblable aux
fenêtres du logis, mais située plus bas. Autres baies du XXe s.
Bâtière d'ardoises à léger coyau.
J.-L.J. [973]
N° 38. Longue ferme basse de la 1re
moit. du XIXe s. en moellons de calcaire chaulés. De dr. à g.,
logis percé de deux fenêtres et d'une porte, étable sous fenil,
grange, puis porcherie murée. Ouvertures à linteau droit. Longue
bâtière d'éternit éclairée par deux lucarnes à croupe, se
prolongeant sur la ferme de dr. (n° 37), semblable mais
transformée. J.L.J.
Chap. St-Roch. Au carrefour avec la
r. St-Roch, serrée entre deux tilleuls, construction en moellons
de calcaire de la 1re moit. du XIXe s., terminée par un chevet à
trois pans. Précédée d'un escalier, porte à linteau droit en
façade, surmontée d'une baie en brique bouchée, peut-être
postérieure. Une fenêtre dans les pans coupés, l'une cintrée,
l'autre à linteau droit. Toiture d'ardoises à coyau.
T.C. [974]
Petit autel néo-classique en bois,
avec St-Roch populaire.
R. DU PECHY
N° 8 (en face). Potale en calcaire
composée d'une niche trilobée posée sur un haut socle. Sous
celle-ci, se lit: « N.D. DU MONT / CARMEL. / 1844». Grille et
croix en fer.
A.T. [975]
ROUTE DE PHILIPPEVILLE
N° 44 (à dr.). Au lieu-dit Bois Joly,
croix funéraire en calcaire de Alexandre Bayot (…-
1875).
T.C. [976]
PL. DE VILLERS-LE-GAMBON
N° 2. Devant une grande place plantée de
marronniers, ensemble en moellons de calcaire comprenant
à g. un logis et une étable sous fenil, et à dr. une étable et
une grange au passage longitudinal en saillie. Partie g.
probablement du XVIIIe s., à en croire la maçonnerie et
certaines pierres de taille de la dépendance. Logis doté d'un
nouveau parement dans la 1re moit. du XIXe s. : double corps et
deux niveaux de trois travées de fenêtres à linteau droit. Porte
d'allure néo-classique sous corniche en larmier. Bâtière d'éternit.
Agrandissement des dépendances vers la dr.,
au déb. du XIXe s.: porte d'étable à linteau bombé à clé sur
montants harpés et portail du passage charretier à linteau de
bois daté « L. 1801. M avec une croix.».
Corbeaux de gouttière et bâtière d'éternit
ondulé.
Adjonction d'une autre dépendance à dr.
L.C. [977]
|