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Dénommé Sart-Notre-Dame du XIIe au XVe s.,
petit village étiré au fond de la vallée verdoyante de l'Hermeton
et sur le versant exposé au S. Constructions en calcaire
généralement tardives, des XIXe et XXe s.
J.-L.J.
EGL. PAROISS. NOTRE-DAME
Sur une butte, édifice de style
contemporain enduit de blanc, construit en 1966-1967 d'après les
plans de l'architecte R. Bastin, et qui remploie partiellement
les murs de l'église néo-gothique de 1875, endommagée en 1944.
Remarquable inscription dans le site et parmi les maisons du
village. Mises en plomb de L.M. Londot.
A.T. [939]
Crucifix peint, de L. Lecomte (1968).
L.M. LONDOT, L'église de Sart-en-Fagne,
dans Art d'église, n° 148, 1969, p. 346-352.
R. CENTRALE
Nos 11-14. Au N. de l'église, long
volume en moellons de calcaire construit en plusieurs étapes
et qui faisait sans doute partie d'une ferme en U clôturée à rue
par un haut mur. Bâtiment partiellement cimenté et divisé en
plusieurs habitations, avec ancres récentes de 1769 au centre,
surtout intéressant pour sa bâtière d'ardoises datée «PM / 1832»
par des ardoises plus claires. Quatre lucarnes à croupe de cette
époque, dont une avec un châssis ancien à petits-bois.
J.-L.J. [940]
R NOTRE-DAME
N° 33 (en face). Construction basse en
moellons de calcaire chaulés, du déb. du XIXe s. A dr., deux
habitations mitoyennes accessibles par deux portes jumelées à
linteau droit et éclairées chacune par une fenêtre à encadrement
de bois. Petite baie et porte de même type dans le mur-pignon
droit.
Dans le prolongement à g., étable et grange
légèrement surélevée, avec ouvertures refaites au XXe s. Bâtière
de tuiles rouges.
Dépendances postérieure à g., sous bâtière
d'éternit.
J.-L.J. [941]
N° 65 (devant). Potale en calcaire
dont la niche en plein cintre, aux côtés festonnés, pose sur une
épaisse tablette biseautée. Au-dessus, amortissement en forme de
cloche marqué: «IHS / 1715 / LIMMACVLEE / CONCEPTION Grille en
fer.
J.-L.J. [942]
LE MOULIN DE SART-EN-FAGNE
N° 1. Moulin de Sart-en-Fagne. Dans
la vallée de l'Hermeton, à l'écart du village, groupement d'une
intéressante ferme en long et d'un petit moulin, où a travaillé
l'architecte J.B. Chermanne en 1750-1751. Ancienne propriété des
Groesbeeck, seigneurs de Roly, au XVIIIe s.
Ferme chaulée en brique et pierre bleue du
mil. du XVIIIe s. A dr., logis d'un niveau, éclairé par deux
fenêtres géminées à linteau échancré sur piédroits à deux
harpes, à dr. de la porte à linteau bombé et clé, à traverse
droite encastrée; barreaux protégeant les fenêtres. A
l'intérieur, deux pièces voûtées d'ogives et une 3e d'un
berceau.
A g., deux étables sous fenil desservies
par des portes à linteau bombé et clé sur piédroits harpés,
celle de dr. jumelée à la porte du logis. Petite fenêtre à
linteau échancré. Au-delà, grange dont les portails à linteau de
bois sont murés. Belle bâtière d'ardoises éclairée par une
lucarne rampante.
A dr. du logis, ajout de la fin du XVIIIe
ou du déb. du XIXe s., conservant une porte murée à linteau
droit et à l'arrière, deux fenêtres à linteau droit sur montants
à deux harpes. Exhaussement moderne et autres ouvertures de
cette époque.
En face, ancien moulin qui ne conserve
d'origine que la cage en moellons de calcaire avec traces de
deux arbres de roues, du côté du bief. Ouvertures modernes.
Bâtière d'ardoises.
Entre le logis et le moulin, emplacement de
l'étang de retenue.
A l'entrée de la ferme à g., grange en
brique datée de 187(.).
A.T. et J.-L.J. [943]
N. BASTIN, Le Château de Roly, dans ASAN,
t. LVIII, 1977, p. 183-185.
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