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SAMART

Le nom de la localité provient de la contraction du nom du patron de l'église, st Mard ou Médard.

Au S. de Philippeville, beau village en calcaire étiré du N. au S. sur une sorte d'étroit promontoire. Au centre, masses importantes du château-ferme et de l'église qui se tournent vers une petite place. Aux extrémités, succession de maisons et de fermes souvent chaulées sous toitures de tuiles rouges, d'ardoises ou d'éternit, surtout du XIXe s. ou aménagées au XXe s. Quelques constructions plus anciennes dont on remarquera les nos 1, 2, 2a et 20 de la r. de la Chapelle. Ensemble perturbé à l'O. par une maison récente mal intégrée.    

J.-L.J.

EGL. PAROISS. ST-MEDARD

Coordonnée gps Altitude Nouveau nom
     

Devant le château, entouré des murs de l'ancien cimetière, petit édifice en moellons de calcaire, composé d'une mononef et d'un choeur à chevet plat, résultant de plusieurs campagnes de construction. Sacristie dans l'axe, des XIXe et XXe s.

Gros oeuvre de la nef et du choeur sans doute encore roman, marqué par de larges portions de maçonneries en moellons irréguliers. Mur-gouttereau N. doté d'un nouveau parement peut-être au XVIIe s., comme pourrait l'indiquer la chaîne d'angle. Ouvertures toutes refaites à la fin du XVIIIe et en 1899, à linteau bombé sur piédroits harpés, certaines en brique.

De 1845, l'allongement de l'édifice vers l'O. et la nouvelle façade. Portail néo-classique remployant comme impostes les fragments d'une corniche en quart-de-rond entre deux listels. Clocheton carré coiffé d'une flèche octogonale. Coq en fer forgé.

A l'intérieur, arc triomphal en plein cintre, orné de stucs du XVIIIe s.

       
       

A.T. [933]

Bel ensemble de trois autels d'esprit baroque, en bois peint (2e moit. XVIIe s.). Fonts baptismaux avec cuve gothique.

Piscine liturgique en pierre (XVIIe s.). Dans la tour, deux portes à balustres (2e moit. XVIIe s.). Ste-Barbe et St-Médard (XVIIe s.), St-Roch et Vierge à l'Enfant habillée (XIXe s.). Deux volets en bois peint d'un triptyque (v. 1600).

Dalle funéraire de facture Renaissance de Jacques Auxbrebis ( 1579) et d'Andrienne du Pontderemy ( 1574). Autres dalles funéraires des XVIe-XVIIIe s.

R. DE LA CHAPELLE (1)

N° 1 (avant). Sous un gros tilleul, à la sortie du village vers Philippeville, potale classique en calcaire, restaurée au ciment. Posée sur une base terminée par une tablette, niche en plein cintre aux côtés festonnés. Au-dessus, amortissement en forme de croix daté: «1736 / N(OT)RE DA(M)E / DE BON / [SECOU]RS »; de part et d'autre d'un cartouche ovale marqué « IHS / I.B.C.». 

J.-L.J. [934]

N° 1 (avant). A une centaine de mètres au N.O. de la potale, borne quadrangulaire en pierre bleue portant les identifications «FRANCE / 1776 » au N. et «LIEGE» au revers. Sur le dessus, flèches indiquant l'emplacement d'autres bornes, dont deux existent toujours au lieu-dit «Sauvage Pré».

Bornage établi à la suite d'une convention passée entre Louis XV, roi de France, et Charles de Velbruck, prince-évêque de Liège, qui complétait le traité dit des Limites, de1773.

J.-L.J. [935]

H. PECTOR, Anciennes bornes aux environs de Philippeville, dans Namurcum, IV, 1927, p. 15-16.

R. ERNEST LAHAYE (2)

N° 10. Perpendiculaire et en retrait de la rue, petite ferme basse de la 2e moit. du XVIIIe s.; en moellons de calcaire. Logis éclairé par deux fenêtres de part et d'autre de l'entrée: ouvertures à linteau bombé à clé sur montants à deux harpes, jadis à traverse pour la porte.

A g., étable sous fenil ouverte au pignon : porte et fenêtre à linteau droit sur piédroits harpés ou à deux harpes, outre une baie classique semblable aux autres. Bâière de tuiles et d'éternit, recoupée par trois grandes lucarnes rampantes postérieures.

En saillie à dr., petite grange en long du XIXe s., en moellons de calcaire, fermant la courette clôturée par un muret. Bâtière d'éternit à croupette.

A l'entrée, porcherie surmontée d'un pigeonnier. Bâtière de tuiles.

T.C. [936]

PL. ST-MEDARD (3)

N° 12. Château-ferme de Samart. Au milieu du village et au sommet d'un raidillon, remarquable ensemble clôturé en moellons de calcaire, édifié du XVIe au XIXe s., dominé au centre par la masse du logis seigneurial. Enclave liégeoise en terre namuroise, il fut propriété successivement des St-Mard du XIIIe au XVe s., des Romerée à la fin du XVe s., des Auxbrebis en 1505, des Glimes de Brabant depuis le dern. qu. du XVIe s., puis des Baudrenghien au déb. du XVIIIe s., avant de retourner aux Glimes. Restauration en cours depuis 1978.

Signalé au loin par sa haute toiture, le logis seigneurial gothique, élevé par Jacques Auxbrebis, se compose d'un solide volume cubique de deux niveaux et demi ainsi que d'une tourelle d'escalier octogonale qui saille au centre de la face S.O. Tourelle divisée en trois registres par deux cordons-larmiers et percée de petites fenêtres à linteau en bâtière orné d'une accolade, sous arc de décharge. Dans le pan méridional, réouverte récemment, entrée primitive millésimée de 1552 dans un écu à la clé: porte en anse de de panier moulurée dont les piédroits se combinent avec un gros soubassement mouluré et sont terminés par des bases prismatiques. Posé en encorbellement sur modillons en quart-de-rond, dernier étage recréé lors de la restauration et doté d'une haute flèche octogonale d'ardoises.

Logis éclairé parcimonieusement aux deux premiers niveaux par des fenêtres à croisée ou traverse refaites sur lourds montants chaînés, ornées d'accolades au linteau. Distribution des ouvertures en deux travées régulières uniquement sur les faces S.O. et S.E. dont les niveaux sont séparés par un cordon-larmier. Autres baies réparties sans symétrie. Quelques petites fenêtres rectangulaires à l'étage sous combles. Chaînes d'angle. Bordée d'une corniche de pierre moulurée, imposante toiture d'ardoises à quatre pans et à léger coyau.

Plusieurs aménagements aux siècles suivants: au centre de la façade N.E., porte en anse de panier probablement de la fin du XVIe ou du déb. du XVIIe s.; à dr., petite baie contemporaine à linteau en mitre. A l'opposé, à g. de la tourelle d'escalier, belle porte classique moulurée et à refends, dont l'épais linteau bombé et surmonté d'une baie d'imposte échancrée; millésime de 1736 et blason des Baudrenghien à la clé. Quelques baies remaniées au XIXe s.

Intérieur à double corps clairement distribué en deux fois deux pièces de part et d'autre d'un couloir axé sur la tourelle d'escalier. Murs intérieurs en brique, ornés à un endroit de motifs en brique peinte en blanc (croix de St-André, coeurs, losanges) et percés de portes à linteau droit orné d'une accolade. Plusieurs belles cheminées gothiques, formées d'un manteau à crossettes sur montants prismatiques.

Accolées au N.E. du logis, anciennes étables des XVIIe, XVIIIe et XIXe s., transformées en habitation : façade sur cour reconstruite avec soin et face arrière, jadis aveugle, percée correctement de grandes baies en 1979. Dans le prolongement, grange en long datée de 1758 à la clé du portail arrière, surbaissé et harpé. Portail sur cour remonté et quelque peu rétréci en 1979. Oculus ovale à quatre clés aux pignons. Chaînes d'angle et corniche de pierre en forme de bandeau saillant. Bâtières d'ardoises à coyau.

A l'opposé, aile d'entrée formant retour vers le N.O. Au centre, tour-porche trapue de deux niveaux, percée d'un portail en plein cintre chanfreiné; au-dessus, dalle aux armes des Glimes de Brabant et t'Serclaes, datée de 1667. Portail sur cour à linteau de bois sous arc de décharge. Baie rectangulaire au 1er étage. Chaînes d'angle; frise dentée avec pierres d'angle profilées. Bâtière d'ardoises à croupes. A dr. du porche, annexe un peu postérieure opérant une saillie vers l'extérieur et percée de nombreuses arquebusiéres. Fonction primitive inconnue, car la façade sur cour a été remplacée par une cloison de bois. Toitures d'ardoises. Tourelle peut-être encore du XVIe s., posée en encorbellement sur l'angle E., dotée également d'arquebusières et éclairée par une petite fenêtre à linteau en bâtière. Petite flèche octogonale d'ardoises.

De l'autre côté du porche, étables de la fin du XVIIe , probablement surélevées. Vers l'extérieur, curieuse « bretèche » en brique et pierre bleue posant sur sept rangs de corbeaux en quart-de-rond à quadruple ressaut et percée de six fentes de tir inopérantes. Vers la cour, deux portes en plein cintre, sur montants chaînés, retouchées. Bâtière d'ardoises et d'éternit à croupette.

Dans le prolongement. au-delà d'un passage d'entrée, autre étable du XVIIIe s., remaniée aux XIXe et XXe s., où un linteau de porte a été postgravé de 1677. A l'angle N.O. du complexe, volumes encore traditionnels, abritant jadis étables, grange et bergerie, construits sur les anciens murs de clôture en 1912, millésime figurant au pignon N.O. de la grange.

Cour de ferme et jardin fermés au N. par un beau mur de calcaire flanqué, près de la grange ancienne, par une sorte de petit bastion semi-circulaire percé d'arquebusières. 

J.-L.J. [937]

R. ADAM et E. GERARD, Fraire, Yves-Gomezée, communes ferrières, Dinant, 1957, p. 7-8; L.F. GENICOT, Charpentes du XVIe au XIXe s. en Wallonie (2), dans BCRMS, n.s., t. VI, 1977, p. 149-150; J.L. JAVAUX, Samart, dans Le grand livre des châteaux de Belgique, t. 1 Bruxelles, 1975, p. 224.

GRAND'MOULIN

N° 26. Ancien moulin de Samart. Près du ruisseau de l'Hermeton, beau et haut volume en moellons de calcaire probablement de la fin du XVIe ou du déb. du XVIIe s., dont les maçonneries ont subi certaines réfections. Vers le bief à l'arrière, roue en fer toujours en place à la base du mur en moellons assisés; chaîne d'angle d'origine à g., deux baies à linteau droit sur montants chaînés à chanfreins et congés, et une 3e à linteau de bois.

Dans le pignon S., large porte chanfreinée sous arc de décharge, en anse de panier sur montants chaînés. Restes d'une porte semblable au N., liée à l'angle. Du côté de l'entrée, façade pratiquement refaite dans la 1re moit. du XIXe. s. Un seul niveau sur caves éclairé par une fenêtre de part et d'autre de la porte. Grande bâtière d'ardoises et de roofing.

Etang de retenue au N. Dépendances agricoles postérieures à l'O.      

T.C.

LIEU-DIT , « SAUVAGE PRE »

A proximité du chemin de terre qui relie Samart à Sautour, à quelques centaines de mètres d'intervalle, deux bornes marquées «FRANCE / 1776» et « LIEGE», identiques à celle de la r. de la Chapelle, n° 1 (avant).

J.-L.J. [938]

 

 

 

 

 


 

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Éditeur responsable : Administration Communale de Philippeville
Dernière mise à jour : 30/08/2010
Mise en service le 12 mars 2002