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ROLY

Village assez dense établi sur une pente, au pied d'un long « tienne» boisé au sommet duquel se dressait l'église antérieure à l'actuelle. Ensemble de bâtiments en calcaire surtout du XIXe s., la plupart altérés. Au S. de la petite place bordée d'une haie de platanes, les masses compactes du château de Roly et de sa ferme cernées de douves.      

J.-L.J

EGL. PAROISS. ST-DENIS

Sur un versant assez abrupt, en bordure du village, édifice classique en moellon assisés de calcaire construit peu avant 1769, sans doute sur les plans de l'architecte J.B. Chermanne, et consacré en 1772.

Eglise composée d'une nef unique de quatre travées, terminée par une abside semi-circulaire et empâtant à l'O. une maigre tour carrée. Fenêtres à linteau bombé et clé sur montants harpés, ébrasées vers l'extérieur. Ouïes latérales de la tour à linteau échancré. Façade occidentale refaite en moyen appareil de calcaire en 1903, avec remploi d'un cadran d'horloge en fer forgé millésimé de 1787. Toiture d'ardoises avec croix en fer forgé au-dessus du choeur; flèche octogonale sommée d'un épi, d'une croix et d'un coq. Sacristie du XXe s. au chevet.

A l'intérieur, voûtes en lattis sur doubleaux, avec au choeur la devise «FOE¬CUNDAT.ET.NUTRIT » et le blason de Hubert Leclercq, abbé de St-Jean de Florennes, qui était décimateur et collateur.

J.-L.J. [912]

Exceptionnel ensemble Louis XV en chêne, contemporain de l'église et comprenant l'autel majeur avec tabernacle à tambour, flanqué des portes de la sacristie, les autels latéraux à retable, les lambris, le banc de communion, deux confessionnaux, les bancs de choeur et une crédence.

Statue de st Ghislain, bois peint (XVIe s.), placée dans une niche baroque en bois (XVIIe s.). Toile de la Nativité, école flamande (XVIe s.). Fonts baptismaux gothiques en pierre bleue, à quatre têtes d'angle (XVIe s.). Pierre tombale Renaissance de Jean de Roly ( 1554) et de son épouse, Amphile de Hologne ( 1560).

R. MATHOT, L'église St-Denis de Roly a une longue et riche histoire, dans Vers l'avenir, 4.05.1973, p. 6.

R. DE L'ARGILIERE

N° 8. Ferme en long construite en plusieurs étapes à partir du XVIIe s. Au centre, logis de deux niveaux en moellons de calcaire, dont subsistent d'origine les restes d'une baie à croisée et une porte à linteau droit sur montants chaînés, coiffée d'une petite baie d'imposte carrée, ainsi qu'une fenêtre à linteau droit, murée à l'étage. A dr., chaîne d'angle partiellement en tuf calcaire. A la fin du XVIIIe s., percement au r.d.ch. d'une porte à linteau droit et de deux fenêtres à linteau bombé et clé, sur montants à deux harpes avec éléments de remploi. Baies à linteau droit du XIXe s. à l'étage.

Dans le même volume à g., étable dont les ouvertures ont été refaites ou remaniées, excepté les montants chaînés de la porte. Au XIXe s., allongement vers la dr. par deux porcheries sous fenil et vers la g. par une grange et une étable, en tuf calcaire. Portail de grange à linteau de béton sous arc de décharge, conservant une pierre millésimée de 1840. Bâtière d'éternit à croupette et coyau. Annexe perpendiculaire tardive à g.

J.-L.J. [913]

N° 8 (à dr.). Insérée dans un mur de calcaire, potale en pierre bleue superposant un gros socle cubique, une tablette moulurée et une niche carrée coiffée d'un amortissement semi-circulaire gravé: « IHS / NRE. DME / DE.ALLE.PR / P. 1726. N. I NR». Grillage en fer forgé.

T.C. [914]

R. DU MOULIN DE ROLY

N° 14. Maison avec étable en moellons de calcaire peints, de la 1re moit. ou du mil. du XVIIIe s. A dr., logis de deux niveaux éclairé par trois travées d'ouvertures à linteau droit sur montants à double harpe pour les fenêtres ou harpés pour la porte. Baies de l'étage remaniées. A g., étable jadis sous fenil qui ne conserve qu'une porte à linteau droit sur montants harpés. Au XXe s., percement de nouvelles baies et exhaussement d'un étage. Bâtière d'ardoises et de tuiles rouges.

J.-L.J. [915]

N° 14 (après). Moulin de Roly. En contre-bas du château, ancien moulin alimenté jadis par un affluent du ruisseau de Ribois, bâti dans la 2e moit. du XVIIe s. Gros volume cubique en moellons de calcaire et tuf local, sous une haute bâtière d'ardoises et d'éternit à croupes, altéré au XXe s. par le percement de baies en brique.

Subsiste d'origine une large porte en plein cintre à clé, appareillée en bossages rustiques, surmontée d'une niche enduite. Vantail ancien. A l'étage, une petite baie rectangulaire bouchée et sur la face opposée, une fenêtre primitive en tuf, à linteau droit et barreaux. Roue et bief disparus.

Dépendances   agricoles postérieures. 

T.C. [916]

N° 20. Ferme en long du mil. du XVIIIe s. en moellons de calcaire assisés, sous bâtière d'éternit ondulé. A dr., logis de deux niveaux et une travée de fenêtres refaites, à linteau droit sur montants à deux harpes. Porte d'origine à linteau droit sur piédroits harpés. Etable à g., avec porte et baie de fenil de même type et sans doute contemporaine du logis, malgré le raccord de maçonnerie visible entre les deux parties.

A g., grange et étable sous fenil, ajoutées au XIXe s.  

T.C. [917]

N° 21. Ancienne ferme en long de la fin du XVIIIe s. en moellons de calcaire. A g., habitation de deux niveaux, percée de deux fenêtres à linteau bombé et clé sur montants à deux harpes et d'une porte semblable à traverse droite encastrée. A dr., étable sous fenil avec baies à linteau droit, puis grange remplacée récemment par un garage. Bâtière d'éternit à coyau.

J.-L.J. [918]

PL. DE ROLY

N° 8. Château-ferme de Roly. En bordure S.O. du village, cet imposant complexe castrai en moellons de calcaire, encore partiellement bordé de fossés, rassemble dans ses murs le château proprement dit, quadrilatère serré autour d'une cour étroite, la chapelle et la vaste ferme . Il retrace l'évolution de la manière d'habiter depuis le moyen âge jusqu'à l'époque classique. La seigneurie était partagée entre Liège et Namur, mais le « manoir», cité pour la 1re fois en 1346 était namurois. Il appartint à la famille de Roly, qui rassembla en 1580 toute la seigneurie entre ses mains, puis passa V. 1740 aux Groesbeeck.

Ensemble dominé par la masse importante d'un donjon rectangulaire qui appartiendrait au XIIIe s., comprenant quatre niveaux chaînés aux angles. Dans la face N.E. survivent trois petites fenêtres différentes, une par étage, aux linteaux en demi-lune souvent sous arc de décharge. Même baie primitive au S.E., tandis qu'au N.O. se devinent les traces d'une archère et d'une fenêtre. Grandes fenêtres actuelles à linteau bombé à clé sur montants harpés de la 2e moit. du XVIIIe s., hormis celles du 3e étage, du XIXe s. Corniche de pierre en biseau et toiture à la Mansart, d'ardoises et d'éternit.

A l'intérieur, r.d.ch.-cave aménagé au XVIe s. (mil. ?) et niveaux modifiés: porte d'entrée s'ouvrant au S.O. vers la haute cour, au linteaù en bâtière sur piédroits chanfreinés à congés; quatre voûtes d'arêtes sur doubleaux, retombant sur une colonne centrale gothique et sur des culots en calcaire. Cheminée au N.E. et fenêtre à traverse au N.O., de cette époque.

A partir du donjon, construction d'un quadrilatère enserrant une petite cour, probablement en deux phases principales et sans doute rapprochées, depuis la 2e moit. du XVIe s. jusqu'en 1616.

Au XVIe s., ler accroissement notable de l'habitation sans doute par Jean Lambert de Roly qui ajouta deux ailes perpendiculaires au donjon mais plus courtes à l'origine.

Aile N.O. la mieux conservée et qui paraît bien antérieure à la partie S.O. du château, comme en témoignent : d'abord la base vers les douves, où se voient le soubassement appareillé et surtout l'angle dr. maçonné en talus; ensuite les combles où l'on retrouve en charpenterie l'ancienne croupe S.O. de la toiture et la souche de cheminée du XVIe s. jadis extérieure; enfin vers la cour intérieure à g., les vestiges d'une chaîne d'angle dérangée.

Vers l'extérieur, quatre baies primitives à croisée ou traverse sur montants chaînés, déchargées par un arc en brique; type de baie différent et plus archaïque que dans la zone S.O., par le chanfrein des jours supérieurs et la taille des pierres. Vers la cour, vestiges d'arcs de décharge semblables mais fenêtres à croisée du XVIIe s. Ancres en Y partout. Au r.d.ch., cheminée avec piédroit g. renaissant en place; à l'étage, remplois du XVIe s. dans la cheminée du déb. du XIXe s.

Répondant sans doute au bâtiment N.O., aile S.E. délimitée vers la cour de ferme par les vestiges de chaînes d'angle à g. et à dr., en gros blocs de tuf local, et par son volume un peu plus bas dont la surélévation projetée lors de l'érection de la partie S.O. ne fut jamais réalisée. Aucune baie d'origine. Vers la cour intérieure, mur en brique ouvert jadis par deux travées de fenêtres au linteau échancré, à l'encadrement en bois, et refait probablement à la fin du XVIIIe s., voire même au déb. du XIXe s. A l'intérieur, le manteau de la cheminée, en bois, porte un millésime qui semble bien être 1812, plutôt que 1612. Autre cheminée à feuilles de plantain au r.d.ch., renaissante à l'étage.

Au déb. du XVIIe s., construction par Gérard Lambert de Roly de l'aile S.O., avec sa

tour-colombier à l'angle S., qui dessine deux courts retours la reliant aux bâtiments antérieurs. Soubassement en grand appareil vers les douves et grosse chaîne d'angle à l'O. qui s'orne au sommet de la base d'une échauguette élégamment profilée.

Au N.O., deux travées de fenêtres différentes de celles de g., l'une à croisée et l'autre à traverse sur montants chaînés, déchargées par un arc en brique. Au S.O., muraille homogène pratiquement aveugle, hormis une travée de quatre petites baies rectangulaires, affichant au sommet les ancres de 1616. Face S.E., vers la ferme, ouverte par une travée de fenêtres à croisée de même genre que celles du N.O. Tour-colombier carrée solidement chaînée aux angles, superposant trois niveaux. Fenêtres à traverse sous décharge en brique, pour la plupart obturées, et baies rectangulaires au dernier niveau, avec aire d'envol sur la face N.O. Courte flèche d'ardoises octogonale piquée d'une girouette, sur corniche biseautée en tuf comme sur tout le château. Ancres en S. Bloquant l'angle avec le mur S.O., latrine postérieure en brique, en encorbellement.

Ensemble moins homogène du côté de la courette, où le raccord avec les constructions antérieures montre certains tâtonnements. Dans l'angle dr., vis d'escaliers, en brique sur soubassement appareillé, éclairée par des petites baies rectangulaires sous décharge. Cordon-larmier au dernier niveau et toiture disparue. A l'intérieur, porte de l'escalier jumelée à celle du bâtiment en retour à dr., au linteau droit sous décharge et piédroits chaînés. Façade de l'aile S.O. comportant une travée de fenêtres à croisée, plus archaïque au r.d.ch. où elle allie tuf et calcaire. A g., porte biseautée à linteau droit. Cheminée de tradition gothique aux deux niveaux. Une travée obturée dans le retour g. et pierres d'attente au sommet vers l'ancienne aile.

Enfin, dans la 2e moit. du XVIIIe s., quelques aménagements furent apportés à l'ensemble par la famille de Groesbeeck qui fit appel à l'architecte J.B. Chermanne. Adjonction d'une petite aile contre la face S.O. du donjon, qui abrite un escalier classique. Façade en brique et pierre bleue divisée en trois travées de baies à linteau bombé à clé sur montants harpés; cordons continus à hauteur d'appuis.

Vers la ferme, vestibule ajouté contre le donjon avec porte de même esprit, et nouvelles ouvertures dans l'aile S.E. Donjon lui-même adapté pour plus de commodité.      

T.C.

Beaucoup plus vaste que le château, au N.E. et au S.E. de celui-ci, ferme clôturée en moellons de calcaire édifiée du XVIe au XIXe s., à laquelle on accède par deux entrées diamétralement opposées, aux angles N. et S.

A côté de l'entrée septentrionale et postérieure à cette dernière, ancienne chapelle castrale en calcaire du 1er tiers du XVIIe s., en bonne partie extérieure à la cour. Edifice gothique formé d'une nef d'une travée terminée par un chevet à trois pans. Fenêtres en très léger tiers-point sur montants chaînés. En façade, porte en plein cintre sur montants chaînés et chanfreinés, terminés par des congés. Au N., nouvelle porte cintrée percée aux environs de 1880 vers l'extérieur de la cour. Toiture d'ardoises et d'éternit sur corniche biseautée. Vestiges de peintures murales à l'intérieur.

Doté de chasse-roues à la base, portail N. en plein cintre et chanfreiné, du déb. du XVIIe s., surmonté d'une dalle portant un écu muet apparemment scellée à l'envers. Petite bâtière d'éternit. A dr., tourelle ronde contemporaine et de même hauteur, percée de deux arquebusières et d'une baie rectangulaire à encadrement en tuf. Corniche de pierre biseautée sous la flèche octogonale d'ardoises.

Au N.O., bâtiment en moellons de grès et de calcaire, plus ancien que la tourelle et

qui abritait probablement une bergerie. Nombreuses fentes de lumière, parfois en tuf. Exhaussement en calcaire et percement d'une porte à linteau droit durant le 1er tiers du XVIIe s. Bâtière d'ardoises et d'éternit à croupes et coyau, sur corniche biseautée.

Dans le prolongement et en biais, bâtiment postérieur de plan irrégulier (brasserie?). Face sur cour presque entièrement refaite. Trois petites baies à encadrement de tuf à l'arrière. Même corniche qu'à la tourelle sous la toiture d'ardoises.

Côté N.E. de la cour fermé par un mur contre lequel s'appuyent des porcheries construites en deux étapes au XIXe s. Au S.E., très longue aile en moellons de calcaire rythmée par sept portes d'étables sous fenil quasi toutes différentes. Zone centrale probablement de la 1re moit. du XVIe s., où subsistent deux ouvertures de fenil à linteau en bâtière, les restes de fenêtres rectangulaires et quelques montants de porte, tous en tuf calcaire. Percement de nouvelles baies au déb. du XVIIe s.: trois petites fenêtres à linteau droit et autant de portes à linteau en bâtière tronquée sur montants chaînés, soit chanfreinés avec congés, soit sommés de consoles biseautées. Remaniements aux XIXe et XXe s. Etables g. de la fin du XVIIIe ou du déb. du XIXe s. avec nombreux éléments de remploi. Etable de dr. et remise à voiture adjacente construites en 1766. Portail dont le cintre surbaissé de la 1re moit. du XIXe s. pose sur les piédroits d'origine. Corniche biseautée sous la bâtière d'éternit à croupette et coyau.

A l'angle S., vaste grange en long perpendiculaire à la cour. Bâtiment en moellons de calcaire sans doute de la 1re moit. du XVIIe s., divisé intérieurement en deux parties égales par un mur de refend. Portail sur cour à linteau de bois sous arc de décharge en tuf et à montants chanfreinés en calcaire, celui de dr. refait récemment. Trace dans le mur gouttereau extérieur de deux portes piétonnes sous arc de décharge également en tuf. De ce côté et contre le pignon arrière, énormes contreforts postérieurs. Autres percements des XIXe et XXe s. Corniche biseautée partiellement conservée sous la haute bâtière d'éternit, à croupette vers la cour et à demi-croupe à l'arrière.

Entre la grange et le château, l'aile S.O. abrite le 2e passage d'entrée. Côté rue, portail d'allure baroque en plein cintre sur larges montants chaînés à bossages rustiques, daté de 1685 à la clé. Arquebusière au-dessus de l'entrée. Vers la g., tourelle semi-circulaire antérieure au portail et percée de fentes de tir aux deux niveaux. Flèche octogonale d'ardoises. Vers la cour, le bâtiment abritait jadis à dr. une habitation, peut-être le logis du fe¬mier du déb. du XVIIe s., transformée en étables. Aux deux niveaux, étroites fenêtres à encadrement de bois, jadis à traverse au r.d.ch. Porte à linteau droit sur montants chaînés. A g., au moins deux étables contemporaines, dont une sous fenil, ouvertes par des portes à linteau droit ou en bâtière sous arc de décharge en tuf, ornées de congés à la base des montants chanfreinés. Petites fenêtres à encadrement de bois et baie de fenil en tuf. Corniche biseautée sous la bâtière d'éternit à croupes.  

J.-L.J.

N. BASTIN, Le château de Roly, dans ASAN, t. LVIII, 1977, p. 172-218 (chronologie partielle¬ment différente); M. JAMAGNE, Roly, notes historiques, dans Parcs nationaux, t. XXV, 1970, p. 96-103.

N° 10. Ancienne ferme du XVIIe-XVIIIe s., transformée, intéressante pour son volume en moellons de calcaire. Logis ouvert au pignon, où subsiste notamment la porte en plein cintre bouchée. Passage charretier longitudinal, qui pourrait être contemporain, puis étable à l'autre extrémité. Bâtière d'ardoises et d'éternit à croupette.

Petite maison du XIXe s. adossée au pignon, accompagnée d'annexes.

T.C. [919]

HAMEAU INGREMEZ

N° 3. Ferme d'Ingremez. Propriété de l'abbaye St-Jean de Florennes aux XIe et XIIe s. Isolée à flanc de colline, ferme en moellons de calcaire en ordre dispersé, intéressante pour son importante grange du XVIle-XVIlle s. Curieux volume chaîné aux angles, qui rassemble les étables sous fenil et la grange avec son passage charretier en saillie. Portail à linteau de bois primitivement situé en retrait et laissant alors à l'air libre une baie de fenil en tuf aux montants à deux harpes. Charpente d'origine. Bâtière d'éternit à croupettes, recoupée par un monte-charge. Contreforts postérieurs.

En face, étable et logis transformés.     

T.C. [920]

 

 

 

 

 


 

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Éditeur responsable : Administration Communale de Philippeville
Dernière mise à jour : 06/09/2010
Mise en service le 12 mars 2002