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Le 1er octobre 1555, plus de cinq mille
hommes creusaient les premières fondations de la place forte. Le
choix du site s'était arrêté, après pas mal de discussions, sur
un plateau situé à l'O. du village d'Echerennes aujourd'hui
disparu : la vue y était dégagée pour la surveillance, deux
ruisseaux serpentaient à proximité et les sources y sourdaient
en nombre. Conçu par l'architecte Sebastien Van Noyen à la
demande de Marie de Hongrie, le fort avait à faire face, avec
celui de Charlemont près de Givet, à la menace des armées
françaises d'Henri II qui venaient d'investir Mariembourg. La
situation stratégique de la nouvelle place barrant la route de
l'Entre-Sambre-et-Meuse, en fit rapidement un bastion fort
convoité. Pourtant Philippeville demeura espagnol pendant plus
d'un siècle. Mais en application des clauses du Traité des
Pyrénées en 1659, la place forte passa à la France qui la
conservera jusqu'en 1815. Le 20 novembre de cette année, la
seconde Paix de Paris la remet à la Hollande qui administrera la
ville jusqu'à l'indépendance de la Belgique, en 1830.
Le plan de la place, baptisée du nom du
nouveau roi d'Espagne Philippe II, adopte le type
radio-concentrique. Cinq remparts de longueurs inégales
renforcés par autant de bastions à orillons dessinaient un
pentagone irrégulier que des fossés secs ceinturaient. L'accès
au fort était jadis garanti par deux portes diamétrale¬ment
opposées, l'une à l'O., côté France, l'autre à l'E. côté Meuse.
Les dix rues convergent vers la Place d'Armes et sont recoupées
pour la plupart par deux voies annulaires; dont l'une épouse le
tracé des remparts.
Hormis l'église décentrée dans la ville,
pratiquement aucun bâtiment contemporain - ou peu s'en faut, de
la fondation de la place n'a survécu.
A un premier demi-siècle passablement
agité, succède une ère de paix relative sous le règne des
Archiducs. Pourtant, très peu de témoins monumentaux subsistent
de cette époque. Mais dès 1659, les Français dotent la ville des
derniers perfectionnements, face au progrès de la poliorcétique.
Vauban, ingénieur militaire de Louis XIV, repense les
fortifications: tout en gardant le tracé primitif de Van Noyen,
il donne aux défenses un développement plus ample et un aspect
étoilé caractéristique, en dotant nouvelles courtines et
bastions de nombreux ouvrages extérieurs. De ceux-ci, subsistent
quelques vestiges sur le terrain au N. et au S.E. de la ville,
ainsi qu'une partie du réseau souterrain de contremine, encore
accessible près de la Chapelle des Remparts, bd de
l'Enseignement. En outre, c'est également à la 1re moit. du
XVIIe s. qu'appartiennent bon nombre de bâtiments militaires
conservés et plusieurs logements civils, que les siècles
suivants altéreront sérieusement. Le XVIII s. verra la
construction et la transformation d'un grand nombre de maisons
particulières. Et c'est encore aux Français qu'il faut attribuer
la halle actuelle et la Caserne de 1785.
Aux mains des Hollandais, la place sera
restaurée. Certaines casernes disparaîtront ou recevront de
nouvelles affectations. Les fortifications, partiellement
démantelées en 1820, auront entièrement disparu en 1853. Mais ce
n'est qu'à la fin des années 1970 que s'estompera toute présence
militaire dans l'ancien périmètre.
La physionomie actuelle de la ville est
largement tributaire du XVIIIe s. C'est en effet à cette époque
que remontent la plupart des maisons, souvent en brique et
pierre bleue, qui ont respecté le tracé primitif de la
place-forte. Au centre de la place d'Armes, l'imposante statue
de la 1re reine des Belges a remplacé l'ancien puits,
probablement du XVIIe s., détruit en 1875.
Chef-lieu de la nouvelle commune,
Philippeville est aujourd'hui un petit centre touristique,
commercial et scolaire. La ville s'étend principalement au S.,
sous forme de quartiers résidentiels lotis.
L.C. et A.T.
O. BERCKMANS, Mariembourg et Philippeville,
villes neuves et fortes de la Renaissance, dans BCRMS, n.s.,
t.VIII, 1979, p. 107-138; A. DE RO¬BAULX DE SOUMOY, Notice
historique sur Philippeville (1555-1856), dans ASAN, t.VI, 1860,
p. 161-222, 257-302.
EGL. PAROISS. ST-PHILIPPE
Edifice gothique en moyen appareil de
calcaire sur soubassement biseauté, construit probablement dès
1556, comme le signale une longue inscription figurant à
l'intérieur et relatant les circonstances de l'événement. Dans
ce cas, la date de 1598 affichée au-dessus du portail
commémorerait une restauration ou la pose d'un nouveau parement.
Importants travaux opérés en 1906 par l'architecte L. Lange:
construction d'une nouvelle sacristie et suppression regrettable
des aménagements intérieurs classiques dûs à l'architecte
Chermanne en 1750 et 1761.
Bâtiment de trois nefs de cinq travées et
pseudo-transept, fermé à l'E. par un choeur plus bas composé
d'une travée et d'une abside à trois pans. Fenêtres en
tiers-point sous larmier et remplage remis en 1906. Division
intérieure par le biais d'arcades en plein cintre posant sur des
piliers carrés, biseautés et à congés, à bases légèrement
moulurées et impostes en cavet. Arc triomphal de même type.
Plafonds plats. Traces d'une porte en plein cintre dans les
bas-côtés N. et S., non apparentes à l'extérieur. Première
travée de la grande nef occupée par la base d'une tour signalée
à l'extérieur par un clocher essenté, posant sur quatre gros
piliers reliés par des arcs en tiers-point. R.d.ch. voûté
d'ogives portant le jubé.
Parement extérieur exécuté peut-être en
1598 ou au XVIIe s., comme probablement les baies latérales.
Celles de la façade créées, l'une en 1888, les deux autres en
1906, mais à l'emplacement d'anciennes ouvertures. Corniches
droites profilées. Toitures d'ardoises d'où sortent deux
lucarnes. L.C. [846]
Antependium en calcaire de l'autel majeur,
aux armes de Lazarre de Schwendi, premier gouverneur de la place
(v. 1556). Stalles de style Louis XIV (1re moit. du XVIIIe s.).
Fonts baptismaux (2e moit. XVIe s.). Une trentaine de dalles et
pierres funéraires (XVIIe et XVIIIe s.); statues (XVIIe et
XVIIIe s.); trois toiles (XVIIIe s.).
C. DIMANCHE, L'église royale et paroissiale
de Philippeville, Ciney, 1972.
PL. D'ARMES (1)
N° 2. Habitation de trois niveaux et
deux travées en brique et pierre bleue, du mil. du XVIIIe s. Aux
étages, fenêtres à linteau droit sur montants harpés, entre deux
bandeaux; registre des baies du 1er en calcaire appareillé.
Harpes d'angle. R.d.ch. refait dans le même style et décapage de
l'ensemble en 1979. Corniche de pierre en doucine sous la
bâtière d'éternit.
A.T. [847]
N° 3. A l'angle de la r. de l'Arsenal,
importante maison en brique et pierre bleue enduites, qui
remonte au XVIIe s. comme en témoigne le soubassement appareillé
et biseauté. Façade recomposée au XVIIIe s., alignant sur les
trois niveaux, cinq travées de baies à linteau droit reliées par
des bandeaux. Appuis néo-classiques en fonte au 3e. Corniche de
pierre en doucine sous la bâtière d'éternit à coyau et
croupe.
A.T. [848]
N° 4. A l'angle de la r. de l'Arsenal,
importante habitation en L, construite probablement en trois
phases aux XVIIe et XVIIIe s.
Vers la place, bâtiment principal dont la
façade cache une construction de deux niveaux en moellons de
calcaire plus ancienne, peut-être du XVIIe s., à laquelle on
peut sans doute rattacher deux fenêtres harpées, bouchées, vers
la r. de l'Arsenal et à l'arrière, un linteau de remploi daté de
1669.
Aile perpendiculaire vers l'arrière
construite en 1719, millésime des ancres de l'étage. Y
subsistent trois fenêtres à linteau droit sur piédroits harpés
et deux bases de lucarnes passantes qui recoupent la frise
dentée. Autres baies postérieures. Bâtière d'éternit à croupette.
Du 2e tiers du XVIIIe s., exhaussement d'un
niveau du volume principal et reconstruction de la façade,
largement ajourée, en brique et pierre bleue sur soubassement en
grand appareil de calcaire. Double corps de cinq travées, les
quatre latérales jointives, de baies à linteau droit sur
montants harpés, entre des bandeaux. Porte dont la traverse est
refaite, aux montants entaillés d'un cavet. Traces d'une autre
porte postérieure, obturée, entre les deux travées de g. Harpes
d'angle et corniche de pierre en cavet sous un quart-de-rond.
Bâtière d'éternit à croupe.
A.T.
N° 5. Justice de Paix. Edifice
néo-classique d'un niveau surélevé, bâti v. 1878. Précédée d'un
ample perron à double volée, façade en moyen appareil de
calcaire rythmée par des pilastres colossaux et centrée par un
frontispice sommé d'un attique et d'un fronton triangulaire.
Bâtière de roofing coiffée d'un lanternon en bois zingué, refait
en 1981.
J.-L.J.
C. DIMANCHE, Philippeville, place-forte du
XVIe s., Ciney, 1974, p. 104.
N° 7. A l'angle des r. de Namur et de
l'Hôpital, maison en brique et pierre bleue qui s'est
établie sur une parcelle au tracé irrégulier. La façade
principale vers la place, sans doute de la fin du XVIIIe ou du
déb. du XIXe s., comprend deux niveaux sur un soubassement de
calcaire appareillé, séparés par des cordons saillants continus,
et cinq travées de fenêtres à linteau bombé à clé. Deux baies
transformées, l'une en porte, l'autre en vitrine. A dr., pan
coupé de même facture, où prend place l'entrée primitive encore
munie de vantaux néo-classiques. Corniche de pierre en talon.
Façade vers la r. de Namur plus simple, ne
prolongeant pas la structure de la façade principale et se
raccordant à dr. à une maison plus ancienne. Réinsérée dans une
fenêtre murée à l'étage, niche en plein cintre moulurée sur
impostes saillantes et clé ornée d'un médaillon muet.
Amortissement de remploi. R.d.ch. transformé pour le commerce.
A g., vers la r. de l'Hôpital, pan coupé
d'une seule travée avec remplois, se raccrochant à un mur
antérieur. Toiture d'ardoises à croupes.
T.C. [849]
N° 9. Maison d'angle en brique et pierre
bleue de la 1re moit. du XVIIIe s., à trois niveaux et deux
travées, mais qui englobait peut-être à l'origine la maison
voisine transformée, le n° 10. Aux étages, baies à linteau droit
sur piédroits harpés entre des bandeaux de pierre; agrafes.
Harpes
d'angle à g. R.d.ch. commercial du XXe s.
Bâtière d'éternit à coyau et croupe. Vers la r. des Religieuses,
une travée d'ouvertures de même type, celle du r.d.ch. agrandie,
reliées par des bandeaux aux baies d'un agrandissement de deux
niveaux et deux travées qui s'est accolé à l'arrière sans doute
peu après la construction du volume principal.
A.T. [850]
N°11. Partie conservée de l'ancienne
maison du gouverneur, amputée de trois travées à dr. et de
deux à g. en 1877. Construction de deux niveaux, dont certains
éléments témoignent d'une origine du XVIIe s.: le soubassement
biseauté en appareil de calcaire, la façade en briques oranges
mêlées à des briques de cendrée et quelques ancres en S.
Subsistent cinq travées de baies remaniées ou refaites avec des
pierres de remploi au XIXe s., à linteau droit sur piédroits
harpés. A l'arrière, façade reconstruite en deux temps, sans
doute vers le mil. du XVIIIe s., ouverte par quatre travées de
baies à linteau droit sur piédroits harpés. Bâtière d'éternit à
coyau et croupe.
A g., à l'angle de la r. de l'Eglise,
portail d'allure classique de la fin du XVIIIe ou du déb. du
XIXe s. en calcaire appareillé, replacé à cet endroit sans doute
lors des travaux de la fin du XIXe s. Passage entre deux pans
concaves ponctués par des pilastres panneautés avec médaillon,
dont deux sont encore sommés de vases de style
Empire.
A.T. [851]
N° 13. Maison d'angle de la fin du
XVIIIe s., en brique peinte et pierre bleue sur base en
moellons calcaires. Façade dénaturée par des ajouts récents.
Bâtière d'ardoises à léger coyau.
L.C. [852]
N° 17. A un angle de la place,
construction de deux niveaux sur cave, en moellons de
calcaire réglés et chaulés, sans doute de la 2e moit. du XVIIIe
s. Vers la r. de la Roche, cinq travées à l'origine, ouvertes
par des fenêtres à linteau droit sur piédroits harpés ou à deux
harpes au r.d.ch., reliées par des bandeaux. Fenêtres de l'étage
déplacées vers le haut sauf celle de dr. et deux baies modifiées
au r.d.ch. Autres baies ajoutées. Corniche de pierre en cavet
sous la bâtière d'éternit à croupe. Vers la place, façade
enduite au XIXe-XXe s. lors du réaménagement en maison du Peuple
et adjonction d'un clocheton.
A.T. [853]
N° 19. Ancienne halle. Important
bâtiment classique en bel et grand appareil de calcaire,
occupant l'angle des r. de France et de la Balance. Cette
construction sobre et soignée du dern. qu. du XVIIIe s. comprend
un vaste r.d.ch.-halle et un étage séparés par un épais cordon
saillant. Vers la r. de France, r.d.ch. rythmé par cinq lourdes
arcades en plein cintre appareillées à crossettes, sur des bases
en ressaut. Vers la place, trois travées inégales que
déterminent deux colonnes toscanes d'allure plus néo-classique,
portant un entablement en tas-de-charge.
Le long de la r. de la Balance, annexe de
la même époque sous appentis, dont le pignon vers la place,
également appareillé, est orné d'un aileron ajouré d'un oculus
ovale. Fenêtre bouchée au r.d.ch. Mur. latéral en moellons de
calcaire, partiellement reconstruit en brique. Accès à cette
annexe sous la halle, par une porte à linteau droit sous
décharge et piédroits harpés, encadrée de deux fenêtres jumelées
de même type; à dr., menant à un escalier de pierre, porte
semblable d'origine. Certaines transformations dans les
ouvertures et autre porte nouvelle. Plafond en béton et escalier
moderne au fond, derrière un mur de brique.
Etage éclairé par de grandes baies
rectangulaires reprenant le rythme du r.d.ch., à l'encadrement
en légère saillie sur des appuis moulurés. Vers la place, travée
centrale plus large, marquée par une porte-fenêtre au balcon
Louis XV en fer forgé porté par trois corbeaux en cavet. Baies
latérales protégées de garde-corps de même facture. Corniches de
pierre en quart-de-rond sous bandeau saillant et bâtière
d'ardoises à croupes et coyau.
T.C.
R. DE L'ARSENAL (2)
No 6. Long volume de deux niveaux sur
caves du déb. du XVIIIe s., en brique et pierre bleue sur
soubassement appareillé. Façade de cinq travées irrégulières aux
baies à linteau droit sur montants harpés. A g., porte identique
à encadrement biseauté. Autres portes résultant sans doute
d'aménagements ultérieurs. Bandeaux plats à hauteur des appuis
et linteaux. Ancres en S. Chaîne d'angle harpée à dr. Frise
dentée. Bâtière d'éternit.
A dr., mur de clôture postérieur, également
du XVIIIe s., percé d'un portail en plein cintre harpé. Porte
récente et fenêtre murée à dr.
L.C. [854]
N° 6 (en face). Ancien arsenal. Sur
presque tout un côté de la rue, parc clôturé, occupant le site
de l'arsenal détruit, qui se développait jadis sur plusieurs
ailes.
Dans le mur de clôture qui remploie une
face d'un de ces bâtiments, porte en plein cintre murée du
XVIlle s. et plus loin, deux fenêtres obturées à linteau droit
et montants chaînés.
Dans le fond du parc, remise à voitures du
XIXe s. dont la face arrière en moellons de calcaire, vers la
cour de l'ancien hôpital militaire (r. de l'Hôpital), est
constituée également par un ancien mur de la 2e moit. du XVIIe
s. de l'arsenal: au r.d.ch., sept baies à linteau droit sur
montants chaînés, dont une porte sous arc de décharge; à
l'étage, deux fenêtres rectangulaires à montants harpés. Chaînes
d'angle harpées et console d'angle en quart-de-rond.
A.T. [855]
En retrait au bout de la rue, devant le mur
de clôture d'un jardin qui s'incurve pour lui ménager un petit
espace, pompe en fonte du déb. du XXe s., en forme de colonne
toscane.
A.T. [856]
R. DE LA BALANCE (3)
N° 5. Maison en moyen appareil de
calcaire peint, peut-être du déb. du XVIIIe s., mais dont
tous les percements ont été refaits dans la 2e moit. de ce
siècle. Deux niveaux sur caves et cinq travées de baies, à
linteau droit pour le r.d.ch., à linteau bombé et clé pour
l'étage, sur montants harpés.
Bâtière d'éternit à coyau.
L.C. [857]
N° 7. Habitation chaulée de la 1re
moit. du XVIIIe s., en brique et pierre bleue sur soubassement
appareillé. A l'étage, deux fenêtres espacées à linteau droit
sur piédroits harpés, reliées par des bandeaux. Trois ancres en
S. Ouvertures refaites au r.d.ch., mais traces du dispositif
d'origine, avec porte centrale encadrée de deux fenêtres. Frise
dentée et bâtière d'éternit à coyau. Lucarne passante
disparue.
A.T. [858]
N° 16. A l'angle de la r. du Cheval Blanc,
important volume en moellons de calcaire chaulés, sans
doute du XVIIIe s. Façade correctement recomposée au XIXe s. et
présentant deux niveaux et cinq travées d'ouvertures à
encadrement droit. Bâtière d'ardoises et d'éternit à deux
croupes.
L.C. [859]
N° 18 (en face). Replacée dans un mur de
clôture, importante pompe en grand appareil de calcaire,
probablement de la fin du XVIIIe s. Socle bordé d'un boudin et
corps parallélipipède décoré d'un panneau rectangulaire sur la
face principale. Corniche moulurée, détériorée, portée par deux
consoles. Amortissement et mécanisme disparus.
A.T. [860]
N° 35. Maison de la fin du XVIIIe s.
en moellons de calcaire chaulés, précédée d'un jardin grillé.
Deux niveaux et deux travées de fenêtres à linteau droit sur
montants harpés. Porte refaite à g. Face arrière masquée par une
annexe et ouverte par des baies de même type. Bâtière d'éternit
à coyau.
L.C. [861]
R. DES BRASSEURS (4)
Ancienne brasserie (?). Occupant
presque toute la rue, bâtiments en moellons de calcaire
aujourd'hui désaffectés. Incendie des toitures en 1981.
A l'angle de la r. des Religieuses,
construction de la fin du XVIIe s., probablement un ancien
logis. Au mur-pignon r. des Brasseurs, porte cintrée, jouxtée
d'une grande baie à meneau, aux montants chaînés. Au sommet,
fenêtre peut-être un peu postérieure, à linteau droit sur
montants en brique et pierre bleue alter¬nées. Deux mêmes baies
de type hennuyer à l'étage vers la r. des Religieuses; au
r.d.ch., deux fenêtres à meneau, celle de dr. remplacée par une
porte de garage. Chaîne d'angle retravaillée. Construction
probablement amputée à dr. Bâtière d'éternit à croupette et
coyau.
XVIIIe s., de trois niveaux. Trois travées
de fenêtres à linteau droit sur piédroits à deux harpes et à dr.,
deux baies semblables au 2e étage, au-dessus d'un portail
tardif. A g., porte peut-être de remploi, au lourd linteau droit
sur montants chaînés et sous arc de décharge. Bâtière de tuiles
mécaniques.
A.T. [862]
R. DES CASERNES (5)
Ancienne caserne d'infanterie. Long
volume en moellons de calcaire, dont le gros-oeuvre,
probablement du XVIIe s. a été altéré aux XIXe et XXe s. par sa
subdivision en habitations. A l'extrémité du bâtiment donnant
sur la r. de l'Hôpital, vestiges d'une fenêtre tardive, à
linteau droit sur montants à deux harpes, de chaînes d'angle et
d'une frise dentée. Bâtière d'éternit à croupe et coyau.
Une seconde caserne d'infanterie, semblable
à celle-ci s'étendait perpendiculairement de l'autre côté de la
r. de Namur.
L.C. [863]
COUR DES CAVALIERS (6)
N° 4 et habitations voisines. Anciennes
casernes d'infanterie. A proximité immédiate de
l'emplacement de la caserne de cavalerie et des écuries
aujourd'hui disparues, construction en moellons de calcaire de
la 2e moit. du XVIIe s., formée par deux ailes en L ponctuées
par trois grosses bâtisses carrées.
Bâtiments principaux d'environ 12 x 12 m,
de deux niveaux, qui conservent quelques baies d'origine à
traverse, certaines bouchées. Dans le bloc médian, porte à
linteau droit et piédroits harpés, sous arc de' décharge. Harpes
d'angle et ancres en S. Réaménagements, notamment de la 1re
moit. du XVIIIe s., époque où furent percées les baies à linteau
droit sur piédroits harpés. Frise dentée et bâtière d'éternit à
croupe ou à la Mansart, postérieures.
Ailes fortement transformées et divisées en
plusieurs habitations. Au N., r. de la Petite Roche, porte
d'origine harpée, au linteau droit sous arc de décharge, en
dessous d'une fenêtre à traverse. Ancres en S. Bâtière
d'ardoises ou d'éternit.
A.T. [864]
R. DU CORBEAU (7)
N° 5. Habitation en moellons de calcaire
chaulés, dont la physionomie remonte à la moit. du XIXe s.
Deux niveaux sur cave et quatre travées de fenêtres à linteau
droit, certaines avec pierres de remploi. Bâtiment moins profond
à g. Bâtière
d'éternit.
A.T. [865]
R. DE L'EGLISE ST-PHILIPPE
(8)
N° 1. Maison en moellons de calcaire
blanchis, sans doute de la moit. du XVIIIe s.,
malheureusement éventrée au r.d.ch. par de larges fenêtres du
XXe s. A l'origine, deux niveaux et trois travées d'ouvertures
dont l'épais linteau droit pose sur des montants harpés. Chaînes
d'angle harpées à hauteur de l'étage. Corniche de pierre en
quart-de-rond. Bâtière d'éternit.
L.C. [866]
N° 1 (à g.). Jadis dépendance de
l'ancienne maison du gouverneur, pl. d'Armes 11, long et étroit
bâtiment perpendiculaire, chaulé, en brique et pierre bleue
sur soubassement appareillé, du 2e.tiers du XVIIIe s.
Vers la cour, cinq travées espacées de
fenêtres et une large porte charretière partiellement obturée;
vers la rue, une seule travée semblable. Ouvertures échancrées
en tas de charge sur piédroits harpés. Corniche de pierre en
talon et bâfière. de tuiles mécaniques à croupes et coyau.
A.T.[867]
N° 7. Dans une habitation du XX° s.,
dalle de remploi encastrée au-dessus de la porte et
rappelant la fondation d'un hôpital à cet endroit: «L'AN DU
SEIGNEUR MDCCXXIX / MARIE BLANCART ET BARTHELEMY SON FRERE
HERMITE ONT LEGUE / LEURS BIENS POUR / COMMENCER A FONDER / CET
HOPITAL EN FAVEUR / DES PAUVRES MALADES I DE PHILIPPEVILLE SOUS
/ L'INVOCATION DE / ST JEAN DE DIEU ». En dessous, écu portant «
IHS / 1730 «.
A.T. [868]
N° 8. Maison avec façade de style
classique de la 2e moit. du XVIIIe s. remontée devant un
volume plus ancien qui se prolonge à dr., au n° 10. Façade en
brique et pierre bleue sur soubassement appareillé, de deux
niveaux et trois travées de baies à linteau bombé, clé et
agrafes sur montants harpés. Appuis du r.d.ch. abaissés et porte
remaniée. Appuis et linteaux reliés par des bandeaux plats.
Chaîne d'angle harpée à g. à hauteur de l'étage. Frise dentée
avec console d'angle en pierre. Bâtière d'éternit.
L.C. [869]
BD DE L'ENSEIGNEMENT
(9)
Chap. Notre-Dame des Remparts. Ancien
magasin à poudre situé jadis dans le bastion E. des
remparts. Lourde construction rectangulaire d'environ 13 m x 22
m, en moellons de calcaire, du XVIIe s. Atteignant 2,70 m
d'épaisseur, murs latéraux ouverts seulement par trois prises
d'air en chicane. Deux mêmes ouvertures dans le mur du fond.
Porte d'entrée axiale en anse de panier, jadis fermée par deux
vantaux. Frise dentée et consoles d'angle en quart-de-rond.
Epaisse voûte en berceau brisé soutenant directement la bâtière
d'ardoises. En 1922, comme le rappelle une inscription au-dessus
de la porte, aménagement en chapelle sur les plans de
l'architecte F. Lohest, de Liège, et percement de baies
néo-gothiques en façade.
A.T. [870]
R. DE LA FABRIQUE (10)
N° 4. Construction profonde en moellons
de calcaire chaulés, de la 2e moit. du XVIe s. ou du déb. du
XVIIe s., sans doute amputée des deux côtés et qui constituait,
dans la moit. du XVIIIe s. en tout cas, une caserne de
cavalerie. Au r.d.ch., subsistent les vestiges de deux portes en
anse de panier à grosse clé entaillée d'une accolade et à
l'étage, une fenêtre à traverse ainsi que le piédroit chaîné
d'une autre. Autres ouvertures à linteau droit des XVIIIe et
XIXe s. Deux ancres en S. A l'arrière, porte de même type qu'en
façade et trace d'une seconde. Bâtière
d'éternit.
A.T. [871]
R. DE FRANCE (11)
Nos 3-5. Volume de deux niveaux sur
caves, construit sans doute au déb. du XVIIIe s., en moyen
appareil calcaire sur soubassement biseauté partiellement
conservé. A g., r.d.ch. commercial ayant maintenu intact
l'encadrement d'un portail surbaissé; étage ouvert par deux
fenêtres à linteau échancré et clé sur montants harpés. A dr., (r)établissement
de deux travées de fenêtres sans doute au XIXe s., à linteau
droit au r.d.ch., à linteau échancré à l'étage. Frise dentée et
console d'angle à g. Bâtière de tuiles mécaniques.
L.C. [872]
N° 10. Maison classique du dern. tiers
du XVIIIe s. en brique et pierre bleue sur soubassement
appareillé. Deux niveaux et trois travées jointives de baies à
linteau bombé et clé, avec appuis moulurés. Bandeaux saillants
au-dessus des linteaux. Porte jadis au centre, déplacée à dr.
Corniche de pierre en talon sous la bâtière d'éternit à la
Mansart, percée de deux lucarnes du XXe s.
A.T.
N° 12. Dans une maison remodelée aux XIXe
et XXe s., pierre de remploi maçonnée sous l'étage, avec
écu millésimé de 1559.
L.C.
N°13. Habitation classique de la 2e
moit. du XVIIIe s. en brique et pierre bleue sur soubassement en
moellons réglés. Aux deux niveaux, quatre travées de baies à
linteau droit et piédroits harpés, dont la porte a été déplacée
vers le centre et jumelée avec une nouvelle fenêtre. Bandeaux
entre les linteaux et les appuis. Agrafes. Corniche de pierre en
cavet sur bandeau. Bâtière d'ardoises.
A.T. [873]
N° 17. Beau volume d'angle de la fin
du XVIII° s., en moellons de calcaire, réglés en façade,
regroupant deux anciennes maisons sur caves, comme semble
l'indiquer une couture nette séparant la partie g. sans doute
antérieure à sa voisine. Façade comptant deux registres de six
travées, les deux de g. jointives, à linteau bombé sur montants
à deux harpes. Bandeaux plats à hauteur des appuis et des
linteaux. Chaînes d'angle harpées. Cinq lucarnes passantes en
pierre interrompant la corniche en cavet. Bâtière d'éternit à
brisis et coyau.
L.C. [874]
Nos 18-20. Deux maisons à deux niveaux
sur caves, de la 1re moit. du XVIIIe s. en brique et pierre
bleue. R.d.ch. transformés et étages ouverts par des fenêtres à
linteau droit sur montants harpés, reliées par des bandeaux de
pierre à hauteur des linteaux et des anciens appuis. Frises
dentées. Bâtières d'éternit.
L.C. [875]
N° 23. Habitation de deux niveaux et
demi sur cave, en brique et pierre bleue, de la moit. du
XVIIIe s. R.d.ch. en calcaire appareillé, ouvert par deux
fenêtres de part et d'autre de la porte d'origine, murée. Porte
cochère à g., surbaissée, servant aujourd'hui de porte d'entrée.
A l'étage, deux fenêtres espacées. Ouvertures à linteau droit et
piédroits harpés reliées par des bandeaux au niveau des appuis
et des linteaux. Garde-corps en fonte. Au dernier niveau, baie
dont le linteau forme sablière. Bâtière d'éternit à
coyau.
A.T.
N° 24. Construction de deux niveaux,
sans doute de la moit. du XVIIIe s., en moellons de calcaire
sous bâtière d'éternit à croupe et coyau. Subsistent d'origine
le soubassement appareillé, les chaînes d'angle harpées et à
l'arrière ainsi qu'au pignon, des baies à linteau droit sur
piédroits vaguement harpés. Annexe de cette époque en retour
vers l'arrière. Porte à linteau droit sur montants harpés dans
le mur de clôture du jardin.
Façade sur rue recomposée probablement au
déb. du XIXe s. et ouverte par des baies à linteau droit.
Bâtière d'éternit à croupe et coyau.
A.T. [876]
N° 25. Maison avec façade en calcaire,
sans doute du 1er tiers du XVIIIe s., rare témoin du style Louis
XIV. Deux niveaux entièrement ouverts à l'origine par trois
travées de baies sous linteau échancré et aux piédroits à
refends. R.d.ch. éventré sur base en grand appareil calcaire
percée d'un soupirail en abat-jour à l'endroit de la porte
primitive. Etage intact présentant trois fenêtres aux appuis
saillants et moulurés surplombant autant d'allèges décorées de
panneaux aux coins écornés. Même type de décor en taille
d'épargne sous l'architrave. Corniche de pierre en
quart-de-rond. Bâtière d'éternit mansardée.
L.C.
N° 26. A l'angle de la r. des Fours,
construction sans doute du XVIIe s. en moellons de calcaire,
qui a subi d'importants réaménagements aux XIXe et XXe s.
Bâtière d'ardoises et d'éternit à croupe.
A.T. [877]
N° 27. Importante et belle maison à
double corps de la 1re moit. du XIXe s., en brique et pierre
bleue, sur soubassement en pierre de taille. Trois niveaux et
cinq travées de baies à linteau droit, reliées par des bandeaux
à hauteur des appuis en ressaut au r.d.ch., et des linteaux.
Garde-corps en fonte: Larmier au-dessus de la porte. Bâtière
d'ardoises.
A.T. [878]
N° 29. Maison à double corps en moellons
calcaires, de la 1re moit. du XIXe s., dont la façade crépie
superpose trois registres sur caves. Trois travées de fenêtres
et porte à linteau droit sur montants harpés. Corniche de pierre
en cavet. Bâtière d'éternit.
L.C. [879]
N° 34. Etroite maison de deux niveaux
sur cave, sans doute du XVIIIe s., en moellons de calcaire
appareillés. Façade peut-être exhaussée comprenant trois baies
jumelées au r.d.ch. et deux à l'étage. Porte déplacée
latéralement et fenêtres de l'étage retouchées ou de remploi.
Corniche de pierre en talon. Bâtière d'éternit.
L.C. [880]
N° 36. Habitation de deux niveaux du
dern. tiers du XVIIIe s., probablement amputée à dr. Façade en
brique et pierre bleue enduites sur soubassement appareillé,
conservant trois travées jointives aux baies à linteau bombé et
clé. Fenêtre centrale de l'étage obturée et ouvertures du
r.d.ch. modifiées au XXe s. Beaux garde-corps néo-classiques en
fonte à l'étage. Corniche de pierre en talon et bâtière d'éternit
à la Mansart, percée de deux lucarnes à croupe.
A.T. [881]
N° 38. Devant une construction plus
ancienne dont faisait sans doute partie le n° 36, étroite
façade recomposée au déb. du XIXe s. Deux travées jointives
et deux niveaux en brique chaulée et pierre bleue sur
soubassement appareillé. Ouvertures à linteau droit remployant
des appuis moulurés probablement antérieurs. Bâtière d'éternit.
A.T. [882]
N° 44. Maison chaulée de deux niveaux en
brique et pierre bleue, de la 2e moit. du XVIIIe s.,
d'esprit classique. Soubassement appareillé probablement
antérieur. Trois travées intactes de fenêtres jointives à
linteau bombé et clé, avec appuis moulurés. Porte de même type à
dr. Bandeaux au niveau des linteaux et des appuis. Bâtière d'éternit.
A.T. [883]
N° 46. Maison de la 2e moit. du
XVIIIe s. en brique et pierre calcaire peinte en blanc. Deux
niveaux sur cave, le 1er ouvert par une porte et une fenêtre
jointives sous une plate-bande unique avec agrafes, vestige
possible d'un portail. Au second, fenêtre à linteau droit sur
montants harpés; bandeau plat à hauteur de l'appui et du
linteau. Bâtière d'ardoises. L.C. [884]
N° 48. Maison de deux niveaux sur cave,
de la fin du XVIIIe s. en brique et pierre bleue sur
soubassement appareillé, blanchie en façade. R.d.ch. entièrement
ouvert par une porte entre deux fenêtres à linteau droit sur
montants harpes. Unique fenêtre de même type à l'étage, entre
des bandeaux plats à hauteur de l'appui et du linteau; agrafes.
Exhaussement sans doute du XIXe s. Bâtière d'ardoises.
L.C
N° 52. Habitation en brique et pierre
bleue, datée de 1715 par les ancres du 1er. A ce niveau,
deux fenêtres d'origine à linteau droit et montants harpés,
séparées par une troisième, postérieure. Linteaux et appuis
reliés par des bandeaux. R.d.ch. commercial et étage
supplémentaire du XXe s.
A.T. [885]
N° 59. Ferme de Beauregard. Le long
de la grand-route Beaumont-Philippeville, dans un ensemble
semi-clôturé principalement des XIXe et XXe s., logis et étable
sous fenil de la 1re moit. du XVIIIe s., en moellons de calcaire
assisés. Habitation de deux niveaux sur cave et deux travées,
ouverte au r.d.ch. par une porte au linteau droit remonté sur de
lourds piédroits chaînés et par une fenêtre au même linteau sur
montants à deux harpes, agrandie. Entre ces deux baies, rigole
d'évacuation bouchée d'un évier. A l'étage, fenêtres à linteau
bombé et clé sur piédroits de type hennuyer en brique et pierre
bleue alternées. Ouvertures semblables à l'arrière.
A g., étable desservie par une porte
rectangulaire remaniée et fenil percé d'une baie de type
hennuyer, à linteau droit. Bâtière d'éternit.
Perpendiculairement, annexe remployant
peut-être une construction du XVIIIe s.
A.T., [886]
N° 80. Ferme
de Vachefontaine. Dépendance de la seigneurie de Neuville,
aux mains de l'abbaye St-Jean de Florennes, louée à François
Demanet, maïeur de St-Aubin, qui devait y ériger, peu après
1740, des bâtiments en dur sur les terres nouvellement
défrichées.
Isolé à l'O. de la ville, ensemble
semi¬clôturé en moellons de calcaire, surtout des XIXe et XXe
s., mais qui conserve à l'E. le logis primitivement bas, à
double corps, du 2e tiers du XVIIIe s. Porte à linteau droit sur
montants harpés, entre deux fenêtres du même type; baies
identiques à l'arrière, encore munies de leurs barreaux de
protection. Adjonction d'une étable à g., puis surhaussement
général d'un niveau au XIXe s.; ouvertures à linteau droit.
Bâtière d'éternit.
En face, grange en large peut-être encore
de la fin du XVIIIe, entre deux étables aux ouvertures refaites.
Portails à linteau de bois. Bâtière d'éternit à croupettes et
coyau.
J.-L.J. [887]
A. MOUSTY, Neuville-le-Chaudron. Village
aux trois seigneuries, Liège, 1967, p. 23-25.
R. DE L'HOPITAL (12)
N° 6. Ancien hôpital militaire.
Perpendiculaire à la rue et déterminant une cour triangulaire
avec un ancien mur de l'arsenal et le mur de clôture,
construction en L dont l'origine remonte à la 2e moit. du XVIIe
s. Aile principale en moellons de calcaire assisés, comptant
deux niveaux, le second marqué par un retrait biseauté, et sept
travées d'ouvertures à linteau droit sur montants harpés. Porte
primitive sur l'autre face. Arcs de décharge au-dessus des baies
du r.d.ch., lui-même couvert de voussettes à l'intérieur.
Chaînes d'angle harpées à g. Bâtière d'ardoises à croupe,
recoupée par de grandes lucarnes
postérieures.
En retour d'équerre, volume à rue peut-être
de la même époque ou du XVIIIe s., mais entièrement modernisé au
XIXe s. dans la tradition classique du XVIIIe s.. Toiture
d'ardoises à la Mansart.
L.C. [888]
N° 8. Habitation de deux niveaux sur
cave, en moellons de calcaire, du 2e tiers du XVIIIe s., qui
a subi d'importants remaniements à voir la maçonnerie et
certaines ouvertures. Cinq travées de baies à linteau droit sur
montants harpés, les extrêmes jumelées. Harpes d'angle à g. et
bâtière d'ardoises.
A.T. [889]
R. DU MOULIN (13)
N° 5. Maison de la 2e moit. du
XVIIIe s., en moellons de calcaire assisés. Façade entièrement
peinte présentant deux niveaux sur cave et trois travées de
baies à linteau droit à agrafes sur montants harpés. Porte
précédée d'un degré. Appuis et linteaux reliés par des bandeaux.
Chaînes d'angle harpées. Corniche de pierre en cavet. Bâtière d'éternit.
L.C. [890]
Nos 11 et 15-17. Deux volumes importants
en moellons de calcaire, probablement du XVIIIe s., sous
bâtières d'ardoises et d'éternit à croupettes. Façades
dénaturées au XXe s.
A.T. [881]
N° 12. Habitation de deux niveaux sur
cave, du 2e tiers du XVIIIe s., en moellons de calcaire.
Trois travées, celle de l'entrée plus large, de baies à linteau
droit sur piédroits harpés. Bandeaux à hauteur des appuis et
linteaux. Au r.d.ch., vitrine du XXe s. remplaçant les deux
fenêtres. Harpes d'angle à dr. Bâtière d'éternit à coyau et
croupette.
A.T. [892]
N° 27. Haute maison de trois niveaux sur
cave, de la 2e moit. du XVIIIe s., en moellons de calcaire.
Façade crépie présentant trois travées de fenêtres à linteau
droit sur montants harpés et une porte à linteau bombé jadis à
traverse. Corniche de pierre en cavet. Chaînes d'angle harpées.
Bâtière d'éternit.
L.C. [893]
N° 33. Importante construction de deux
niveaux sur cave peut-être du XVIIe s. comme en témoignerait
son volume, sous une ample bâtière d'éternit à coyau et croupe.
Façade en moellons réglés reconstruite en 1825, millésime des
ancres de l'étage, et ouverte par cinq travées, celle de g. plus
espacée, de baies à linteau droit sur montants harpés. Deux
fenêtres remplacées par une vitrine au r.d.ch. Har¬pes à l'angle
biais à g.
A.T.
[894]
R. DE NAMUR (14)
Nos 2-4. Volume de la 1re moit. du
XVIIIe s., en calcaire appareillé au r.d.ch., en brique et
pierre bleue aux deux étages. R.d.ch. transformé. Premier étage
éclairé par deux fenêtres à linteau droit sur montants harpés;
appuis et linteaux reliés par des bandeaux. Au-dessus, deux
petites fenêtres sous la sablière. Frise dentée. Bâtière d'éternit
à coyau.
L.C. [895]
N° 6. Habitation de deux niveaux en
moellons de calcaire assisés, du déb. du XIXe s. Précédée
d'un degré, porte à l'encadrement légèrement mouluré et jumelée
aux deux fenêtres qui la cantonnent, à linteau droit. Porte de
cave bouchée sous la fenêtre g. et soupirail à dr. A l'étage,
fenêtre harpée au linteau droit, entre deux bandeaux. Frise de
brique dentée sous la bâtière d'ardoises.
A.T. [896]
N° 8. A dr. de la précédente, maison
construite vers la même époque et qui présentait sans doute le
même dispositif à l'origine.
A.T.
N° 17. Volume d'angle, sans doute du
XVIIIe s., en moellons de calcaire, doté d'une nouvelle façade
au XIXe s. Mur-pignon conservant à dr. sa chaîne d'angle harpée
et deux soupiraux d'origine. Autres ouvertures probablement
postérieures. Bâtière d'éternit avec croupette à coyau
surplombant une frise denticulée.
L.C. [897]
N° 25. Maison de deux niveaux, de la
2e moit. du XVIIIe s., en brique et pierre bleue sur
soubassement en moellons assisés. Trois travées, les deux g.
jumelées, de baies à linteau droit sur piédroits harpés, reliées
par des bandeaux à hauteur des appuis et des linteaux. Porte de
cave obturée entre les deux fenêtres. Amputation probable à dr.
et léger exhaussement sous la bâtière d'ardoises.
A.T. [898]
N° 27. Etroite maison peut-être du
XVIIIe s., entièrement cimentée en façade au XIXe-XXe s. Deux
niveaux sur cave, ou¬verts au r.d.ch. par une porte entre deux
fenêtres à linteau droit et à l'étage, par une fenêtre
identique. Bâtière d'éternit.
L.C. [899]
N° 33. Habitation de deux niveaux sur
cave, sans doute du déb. du XVIIIe s., probablement amputée
à dr. Construction en moellons de calcaire sur soubassement
appareillé au r.d.ch. et en brique et pierre bleue à l'étage.
Trois travées de baies à linteau droit et piédroits harpés,
celles du r.d.ch. déchargées par un arc. Baie centrale
transformée en porte lors de la modification en fenêtre de la
porte d'origine située à g. Bandeaux reliant les linteaux et les
appuis. Ancres en Y. Bâtière d'éternit à coyau, légèrement
remontée.
A.T. [900]
Nos 35-37. Volume du XVIIIe s,
cimenté. Deux niveaux sur caves et six travées de baies à
linteau droit. Travée dr. du n° 37 originale. Corniche de pierre
en talon. Bâtière d'éternit.
L.C. [901]
N° 38. de la fin du XVIIIe s. ou du déb. du
XIXe s. en moellons calcaires, comptant deux niveaux sur cave.
Dispositif primitif apparent au r.d.ch., avec porte centrale
aujourd'hui murée entre deux fenêtres. Etage éclairé par deux
fenêtres à linteau droit. Bâtière d'ardoises.
L.C. [902]
N° 39. A l'angle de la r. du Collège,
habitation de trois niveaux sur cave, en moellons de
calcaire chaulés, sans doute de la 2e moit. du XVIIIe s. Deux
travées d'ouvertures à linteau droit sur montants à deux harpes,
sauf au r.d.ch. transformé. Latéralement, une travée de baies
postérieures. Chaîne d'angle. Frise de brique dentée avec
console d'angle en quart-de-rond sous la bâtière d'éternit à
coyau et croupe.
A.T. [903]
N° 40. Maison chaulée du déb. du
XIXe s. en moellons de calcaire assisés, comptant deux niveaux
sur cave. Dispositif primitif de la porte entre deux fenêtres,
modifié. A l'étage, deux fenêtres à linteau droit sur montants à
deux harpes. Bâtière d'éternit.
L.C. [904]
N° 42. Maison de trois niveaux sur cave
et trois travées en moellons de calcaire chaulés, du déb. du
XIXe s. Ouvertures à linteau droit et piédroits en pierres de
remploi. Porte jadis jumelée aux deux fenêtres de g.,
aujourd'hui bouchée. Fenêtre dr. transformée en porte. Bâtière
de tuiles mécaniques.
A.T. [905]
N° 44. Belle maison d'angle sans
doute de la fin du XVIIIe s., en moellons de calcaire assisés et
peints. Façade de trois niveaux sur cave et trois travées de
baies à linteau droit sur montants chaînés avec nombreux
remplois. Chaîne d'angle harpée. Frise dentée et console d'angle
en pierre. Toiture d'éternit à croupe frontale et coyau.
L.C. [906]
N° 58c. Habitation personnelle de l'arhitecte
M. Ferrauge, réalisée en 1975-1976, intéressante notamment
pour son adaptation sur le terrain en pente.
A.T. [907]
R. DE LA PETITE ROCHE
(15)
N° 4 (en face). A proximité du site des
anciennes casernes de cavalerie, longue muraille en moellons
de calcaire assisés, interrompue par un solide porche dont
la superstructure originale est perdue. Construction sans doute
du dernier qu. du XVIIIe s. en grand appareil de calcaire, dont
les refends prennent la forme de crossettes autour du plein
cintre du portail.
L.C. [908]
R. DU QUARTIER BRULE
(16)
A l'angle de la r. de France,
intéressante pompe en grand appareil de calcaire, peut-être
encore du XVIIIe s. Construction de section carrée, sur socle en
léger ressaut, terminée par un amortissement sphérique.
Mécanisme en fonte conservé
A.T.
R. DE LA REINE (17)
N° 2. Ancien magasin aux fourrages.
Importante grange en long de la 2e moit. du XVIIIes., en
moellons de calcaire avec grosses chaînes d'angle harpées.
Lourds portails surbaissés sur montants harpés. Partie vers la
rue aménagée pour l'habitation au XXe s. Corniche de pierre en
talon sous bâtière d'éternit à croupettes et coyau.
A.T. [909]
N° 9. Ancienne caserne. Long
volume classique de deux niveaux en moyen appareil de
calcaire sur base légèrement saillante, daté sous la corniche
«Cl DES¬SOUS A ETE PLACE / LA 1re PIERRE LE 5 MAI / 1785».
Façade de neuf travées de fenêtres, dont une transformée en
porte, à linteau bombé et cadre en léger ressaut. Appuis
moulurés à l'étage. Cordon saillant et mouluré entre les deux
niveaux et grosse corniche profilée. Pilastres d'angle à
refends. Autres faces du bâtiment moins soignées: mur-pignon
droit portant la trace d'une porte et oculus; mur-pignon opposé
ajouré par deux rangs de trois fenêtres maintenant obturées et
oculus; côté cour, façade moins élaborée encore, alignant huit
travées de baies; de ce côté, cinq lucarnes à croupe. Bâtière
d'ardoises à croupes et coyau.
A g., portail aujourd'hui muré, encadré de
pilastres incurvés et à refends sommés d'un amortissement
mouluré.
L.C.
R. DES RELIGIEUSES
(18)
Nos 2-4. Longue construction peu
profonde de la 2e moit. du XVIIIe s., en brique et pierre bleue
sur soubassement en moellons de calcaire réglés. A l'origine,
deux niveaux et neuf travées, celle de g. obturée, éclairées par
des baies à linteau droit sur montants harpés, entre deux
bandeaux. Agrafes. Porte jadis à la 3e travée, transformée en
fenêtre et remplacée par une autre au XXe s. Harpes d'angle à g.
Du XIX° s., les deux travées de dr. et le
3e registre de baies à linteau droit. Dans le mur-pignon g. en
moellons de calcaire, traces d'une porte d'origine et deux
travées de fenêtres du XIXe s. Bâtière d'ardoises à coyau et
croupes, percée de lucarnes à croupe. Face arrière largement
reconstruite.
A.T. [910]
N° 18 (en face). Ecole Notre-Dame.
Ancien couvent des Récollectines, fondé en 1626 par des
religieuses détachées de Limbourg. De l'ensemble des bâtiments
conventuels ne subsistent que l'aile O., et une partie de l'aile
S.
Perpendiculaire à la rue, gros volume de
deux niveaux, construit ou transformé vers le mil. du XVIIIe s.
Face O. en moyen appareil calcaire pour le r.d.ch., en briques
et pierre bleue pour l'étage, ouverte par neuf travées de baies
à linteau droit. Appuis et linteaux reliés par des bandeaux
plats à l'étage. Face E. en moellons calcaires offrant sept
travées de baies hétérogènes à linteau droit sur montants
harpés. Chaînes d'angle harpées. Bâtière d'ardoises à croupettes.
Recoupé obliquement par ce bâtiment, volume
plus ancien et plus bas, de deux niveaux en moellons calcaires
et brique, remontant sans doute à l'époque de la fondation.
R.d.ch. percé de part en part par un couloir. Porte à arc
surbaissé en brique sur montants chaînés, et deux petites
fenêtres rectangulaires. A l'étage, traces de trois fenêtres à
croisée, transformées. Aménagements tardifs. Chaîne d'angle
harpée à g. Haute bâtière d'éternit à coyau.
Mur de clôture ouvert sur la rue par une
porte classique du XVIIIe s., en plein cintre et à encadrement à
refends et crossettes sous larmier mouluré.
L.C. [911]
R. DE LA ROCHE (19)
N° 5. Belle maison du 2e tiers du
XVIIIe s., en brique et pierre bleue sur soubassement en
moellons de calcaire assises. Deux niveaux sur caves et quatre
travées d'ouvertures à linteau droit sur montants en brique et
pierre alternées. Porte dépourvue de sa traverse, derrière un
perron à double volée. Linteaux et appuis reliés par des
bandeaux plats en pierre. Travée dr. ajoutée au XIXe-XXe s.
Chaîne d'angle harpée à g. Corniche de pierre moulurée en
quart-de-rond. Bâtière d'ardoises.
Maçonnée à g. de la façade, petite niche de
la fin de l'époque gothique, creusée dans un bloc de
calcaire:coiffée de deux arcs en accolade et bordée de pilastres
bagués.
L.C.
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