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Centré par l'église et le château-ferme,
petit village composé de maisons et de petites fermes homogènes,
en calcaire souvent peint, des XVIIIe et surtout XIXe s.,
alignées le long de trois rues qui dessinent approximativement
un «T».
J.-L.J.
EGL. PAROISS. ST-FEUILLEN
Ancienne chapelle castrale des seigneurs du
lieu. Précédé d'une petite place plantée d'un beau tilleul,
édifice en moellons de calcaire, composé d'un choeur classique
rebâti peu avant 1716, d'une nef néo-classique construite v.
1840 et d'une tour de la même époque, remaniée et flanquée d'une
chapelle des fonts en 1869. Sacristie dans l'axe, de 1902.
Choeur de deux travées droites éclairé par
des fenêtres surbaissées et harpées, terminé par un chevet à
trois pans aveugles. Harpes d'angle. A l'intérieur, voûtement
renouvelé.
Sur le portail axial de la tour se lit
l'inscription: «DEO VIVO. / VIRGINI. FOIL = / LANOQUE. VOTIS /
CONSECRATUM», qui pourrait être un chronogramme de 1836. Oculus
avec mises en plomb de L.M. Londot. Beau parvis en pavés.
A.T. [841]
N° 9. Château-ferme d'Omezée. Au S.
de l'église, complexe en calcaire des XVIIIe et XIXe s., dominé
par le logis seigneurial qui sépare la cour d'honneur, à l'E.,
de la basse-cour, à l'opposé. Seigneurie acquise v. 1610 par
Hugues de Boulogne, passée en 1638 à la famille de Rougrave qui
la conservera jusqu'en 1814.
Au N., accès à la cour d'honneur par un
intéressant porche classique du dern. tiers du XVIIIe s., situé
au centre d'une aile basse et aveugle en moellons de calcaire
assisés, coiffée de toitures d'ardoises à brisis. Portail en
anse de panier sur impostes moulurées, cantonné de pilastres
d'angle à refends qui portent un fronton triangulaire. Au centre
de celui-ci, blason muet flanqué d'un Hercule et d'une licorne
sous une couronne comtale. Passage voûté d'un berceau surbaissé
renforcé par quatre doubleaux. Au revers du porche, portail
surbaissé et harpé cantonné de pilastres et flanqué par les
arcades similaires, mais plus basses, de deux remises à voiture.
Pilastres d'angle montant jusqu'à la corniche de pierre en
doucine.
Un peu postérieures au porche, une écurie à
g. et deux à dr., en moellons de calcaire réglés sur base en
moyen appareil. Portes et fenêtres à linteau échancré sur
montants respectivement harpés ou à une harpe, reliées par un
bandeau à hauteur des appuis. Chaînes d'angle harpées. A l'O. de
la cour d'honneur, logis seigneurial à double corps de plan
presque carré, du dern. qu. du XVIIIe s., comportant deux
niveaux et trois travées asymétriques. Fenêtres à linteau bombé
et clé reliées par un bandeau saillant à hauteur d'appui. Belle
porte moulurée et en plein cintre, à imposte droite, sous un
larmier prolongé par un panneau écorné dans l'allège de la
fenêtre de l'étage. A g. de ce dernier, cadran solaire en
schiste ardoisier, daté de 1788. Deux travées de fenêtres
similaires à celles de l'avant dans le mur latéral g. Baies
rectangulaires des XIXe et XXe s. à l'arrière. Harpes d'angle.
Corniche de pierre en cavet sous la bâtière d'ardoises à brisis,
refaite après un incendie en 1976.
Entre le logis et l'aile d'entrée,
dépendance basse du déb. du XIXe s. En face, grange en large qui
aurait été construite en 1905 malgré son allure du XIXe s. Vers
la cour, portail surbaissé et harpé, surmonté d'une petite
niche, vraisemblablement remploi du XVIIIe s. Chaînes d'angle
harpées. Bâtière de tuiles mécaniques à croupettes.
Perpendiculaires à dr., porcheries sous fenil du XXe s. Bâtière
d'ardoises.
Derrière la grange, deux pilastres
classiques en pierre bleue, du XVIIIe s., interrompant le mur du
jardin, dont un seul a conservé sa terminaison en forme de
pot-à-feu.
A l'O. du logis seigneurial, ferme en
quadrilatère peu homogène dont les bâtiments du XVIIIe s. ont
été progressivement remplacés par d'autres plus vastes au siècle
dernier. Au N., jouxtant le logis seigneurial, habitation du
fermier de deux niveaux en moellons de calcaire, de la 1re moit.
du XVIIIe s. Trois travées de baies à linteau droit sur montants
à deux harpes, celles du r.d.ch. refaites au XXe s. Deux petites
ouvertures carrées éclairant les combles sous la sablière.
Bâtière d'ardoises.
Habitation agrandie vers la g. par une
construction de la 2e moit. du XVIIIe s. mais dotée de nouvelles
ouvertures aux XIXe et XXe s. Dans le prolongement, deux étables
sous fenil du mil. du XIXe s., en moellons assisés de calcaire,
débordant assez nettement sur l'aile occidentale vers
l'extérieur. Baies rectangulaires à encadrement en marbre rose.
Pierres d'attente à l'angle S.O. Frise dentée en brique sous la
bâtière d'éternit.
En face, et également en saillie sur l'aile
O., vaste bâtiment abritant trois étables sous fenil, daté de
1840 par les ancres du pignon à rue. Ouvertures à linteau droit
parfois sous arc de décharge, avec de nombreux remplois. Chaînes
d'angle harpées. Bâtière d'éternit à croupettes sur frise de
brique dentée. Partiellement englobée dans ces étables à g.,
ancienne grange plus basse conservant un portail surbaissé et
harpé, daté de 1732 à la clé. Bâtière d'éternit à croupe.
A l'O., petite étable sous fenil de la 1re
moit. du XVIIIe s. Baies à linteau droit sur montants harpés ou
chaînés, parfois avec des remplois ou refaites aux XIXe-XXe s.
Bâtière d'ardoises et d'éternit. Dans le prolongement à g.,
portail d'entrée en plein cintre sur montants harpés, du mil. du
XIX s.
J.-L.J.
J. GERMAIN, Toponymie de la commune d'Omezée,
dans GW, L, 1974, p. 129-131.
N° 12. Habitation d'inspiration
classique de deux niveaux en moellons de calcaire réglés, du
dern. tiers du XVIIIe s. Trois travées d'ouvertures à linteau
bombé et clé, dont la porte à dr. Bâtière d'éternit à coyau.
Deux lucarnes à penne.
A.T. [842]
N° 14. Ancien presbytère. Devancée
par un jardin bordé d'un muret, habitation de deux niveaux en
moellons de calcaire réglés, du 1er qu. du XIXe s. Subsistent à
dr. deux travées d'ouvertures à linteau droit sur piédroits à
deux harpes, ou trois pour la porte. A g., agrandissement de
1894, abritant notamment une remise à voiture.
Bâtière d'éternit à croupettes. Lucarne à
penne.
A.T. [843]
N° 17. Dans une maison dédoublée en
moellons de calcaire chaulés, belle porte peut-être
repiquée, moulurée et datée de 1742 sur le linteau droit; baie
d'imposte ovale, ornée d'une ferronnerie.
A.T.
N° 20. Ferme en long du déb. du XIXe
s., en moellons de calcaire assisés. A dr., logis de deux
niveaux et une travée de fenêtres à linteau bombé et clé; porte
semblable, aux montants à deux harpes, peut-être jadis à
traverse. Porte d'étable de même type et portail de grange au
linteau métallique plus récent. Volume exhaussé sous la bâtière
d'éternit.
A.T. [844]
N° 24 (en face). Grange en long de
la 1re. moit. du XIXe s., en moellons de calcaire. D'un côté,
portail à linteau de bois sous grand arc de décharge; de
l'autre, portail à linteau métallique. Bâtière d'éternit à
croupettes.
A.T. [845]
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