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Dès le moyen âge, la localité était
partagée en trois seigneuries. Aux temps modernes, l'une
appartenait aux Auxbrebis, propriétaires du château; la 2e aux
Yves, dont le siège se situait au quartier St-Hubert et la 3e à
l'abbaye de Florennes, présente à Neuville dès le XIIe s. et qui
rassemblera les trois fiefs au XVIIIe s.
Bien visible de la grand-route
Charleroi-Couvin, gros village divisé en deux zones que sépare
la vallée du ruisseau des Machenées. A l'0., importants volumes
en calcaire, surtout du XVIIIe s., étirés sur une crête et
s'étageant sur le versant. A l'arrière-plan, le château des
Auxbrebis et l'église jadis située plus bas. A l'E., quartier
St-Hubert caractérisé par de petites maisons au groupement plus
dense. Extension des lotissements vers la grand-route.
Plusieurs anciennes carrières sur le
territoire de la commune dont l'une, de marbre rose.
T.C.
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A. MOUSTY, Neuville-le-Chaudron. Village
aux trois seigneuries. Essai d'histoire locale, Liège, 1967.
EGL. PAROISS. ST-JEAN-BAPTISTE
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Edifice de style classique en moellons de
calcaire assisés, daté de 1760 à l'intérieur, construit à partir
de 1757 sur les plans de l'architecte Chermanne (renseignement
N. Bastin). Tour à l'E. précédant une nef de quatre travées et
un choeur comprenant une travée droite devant une abside
semi-circulaire.
Tour svelte et carrée, harpée aux angles.
Dans l'axe, portail mouluré à linteau bombé et clé profilée,
sommé d'un fronton triangulaire. Boiserie à baie d'imposte
aveugle décorée d'un soleil. Grande baie à linteau bombé et clé
au 1er étage et petites ouvertures à linteau échancré au dernier
niveau. Corniche de pierre en cavet sur corbeaux en talon et
flèche en cloche, percée de lucarnes pourvues d'abat-sons. Croix
et coq en fer forgé. A la jonction avec la nef, tourelles
arrondies, celle de dr. abritant l'escalier. Devant l'entrée
précédée de quelques marches, pavement daté de 1841 par des
pavés noirs.
Nef éclairée par des fenêtres à linteau
bombé et clé sur piédroits harpés. Mêmes ouvertures dans le
choeur, celle du chevet bouchée. Corniche de pierre en cavet. De
part et d'autre du choeur, deux sacristies du XVIIIe s.
Bel intérieur couvert de voûtes en voile
sur doubleaux, décorées de stucs Louis XV, dont un cartouche
ouvragé, orné d'une colombe portant un rameau, rapporte
« PACIFIE 1760», devise de dom Maur Bertrand, abbé de Florennes,
qui était à la fois décimateur et seigneur du lieu.
A.T. [827]
Maître-autel Régence avec remploi
d'éléments d'esprit Renaissance. Autels latéraux contemporains
de l'église. Stalles (déb.XVIIIe s.). Deux confessionnaux
(XVIIIe s.?).
Cuve baptismale d'esprit gothique (XVIe s.)
sur socle roman. Deux bénitiers en marbre (XVIIIe s.).
Dans deux niches, bustes de st Paul de
Tarse et de st Pierre (v. 1760). Vierge à l'Enfant (XVIIIe s.)
et St-Jean-Baptiste (v. 1760).
A. MOUSTY, L'église de
Neuville-le-Chaudron, dans Florinas, VIII, 1963, p. 32-39.
PL. DE NEUVILLE (1)
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N° 2. Sur le site de l'ancienne église,
importante maison classique à double corps, de deux niveaux
sur cave, du dernier tiers du XVIIIe s. Façade en brique et
pierre bleue sur soubassement en moellons réglés, ajourée par
cinq travées de fenêtres à linteau bombé et clé dont les
piédroits harpés sont jointifs sauf à la travée centrale. Porte
de même type sur piédroits à deux harpes, privée de sa traverse.
Bandeaux à hauteur des linteaux et des appuis, réminiscence
traditionnelle. Harpes d'angle. Façade arrière semblable mais
chaulée, comptant six travées; traverse droite de la porte
conservée. Pignon dr. de biais. Corniche de pierre en talon et
bâtière d'ardoises et d'éternit à
coyau percée de deux lucarnes à croupe.
Appuyée à g., annexe liée à l'habitation,
dont les ouvertures sont postérieures ou retouchées. Bâtière
d'ardoises à coyau et croupette.
A l'arrière, jardin en pente entouré de
murs recoupant ceux de l'ancien cimetière. Au S.O., pavillon
carré du XVIIIe s. sous toiture d'ardoises à la Mansart piquée
d'une girouette. Ouvertures de même type qu'au logis.
Dans le mur du cimetière, deux croix
funéraires du XVIIIe s., l'une de Francoisse Baillieux,
(…
1728).
A.T.
Nos 6-7. Grosse maison classique de
la 2e . moit. du XVIIIe s., en moellons de calcaire chaulés.
Primitivement, disposition en double corps et deux niveaux de
cinq travées, avec sans doute dépendances à dr. Baies à linteau
bombé à clé sur montants harpés et porte jadis à traverse.
Au XIXe s., aménagement de la partie dr. en
habitation, comprenant deux travées. Fenêtres d'origine à
l'arrière, cinq au r.d.ch. et trois à l'étage, outre les
ouvertures du XXe s. Corbeaux de gouttière et toiture d'éternit
à la Mansart.
T.C. [828]
N° 9. Ferme-château d'Auxbrebis.
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Proche du chevet de l'église, ample
ensemble clôturé en moellons de calcaire, dont les bâtiments
agricoles ne sont pas antérieurs au XIXe-XXe s. mais dont le
robuste logis et une tour d'angle appartiennent encore au
XVIe-XVIIe s. Sérieuses réfections en 1976. Seigneurie
appartenant aux XVIe et XVIIe s. à la famille d'Auxbrebis qui
construisit le château, et dont les membres sont grands baillis
d'Entre Sambre-et-Meuse. Vente en 1737 à l'abbaye de Florennes.
A l'entrée vers le village, tour circulaire
d'un niveau, percée de trois arquebusières en marbre rose.
Corniche de pierre en bandeau saillant, toiture disparue.
Vestige d'un porche à dr. et mur de clôture fermant les côtés E.
et S., reconstruit par la suite.
Au fond de la cour, à l'O., l'important
logis traditionnel fut probablement construit en trois temps,
puis pourvu de nouvelles fenêtres au XIXe s. A g., partie
probablement la plus ancienne, sans doute de la 2e moit. du XVIe
s.: mur assisé avec blocs en boutisse, sur soubassement
biseauté. Chaîne d'angle accusant des réfections. Porte avec
linteau en accolade et montants chaînés à congés, dans une zone
de maçonnerie qui semble retouchée. Subsistent également
d'origine les montants dr. de deux anciennes baies chaînées. En
outre, trace d'une fenêtre à croisée, plutôt du XVIIe s. Partie
dr. vraisemblablement de cette dernière époque, dont la
maçonnerie irrégulière sur soubassement biseauté, se raccorde
mal à la portion du XVIe s. Large reprise au XIXe s. lors du
percement des deux travées de fenêtres. Dernier agrandissement
vers la dr., probablement au XVIIIe s.
Façade arrière reconstruite dans le dern.
tiers du XVIIIe s., de même que la petite aile turriforme, en
retour à dr. Deux niveaux en calcaire réglé et cinq travées de
fenêtres à linteau droit sur montants harpés. Porte sous arc de
décharge à dr. Même type d'ouvertures dans l'aile secondaire
aujourd'hui en ruine. Chaînes d'angle harpées, corniches de
pierre en cavet sur tore et bâtière d'éternit.
A l'intérieur, aménagements de style Louis
XIV: escalier, plafond stuqué, portes au r.d.ch. Au 1er, retable
d'autel d'esprit plus baroque et dessus de cheminée, en stuc.
Contre le pignon S. du logis, étable
écroulée, probablement de la fin du XVIIIe s.
Au N., entre le logis et les écuries,
remploi d'une porte extérieure dont le linteau en bâtière est
frappé d'un écu daté de 1584. Sous le même passage, autre porte
au gros linteau droit, gravé d'un curieux millésime de 1548, sur
montants chaînés qui forment l'angle à dr.
Grange en long et autres annexes du XIXe
s., notamment des porcheries datées par ancres de 1878.
T.C. [829]
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N° 16. Habitation de style classique en
moellons de calcaire réglés du dern. tiers du XVIIIe s., de
trois niveaux sur cave. Deux travées d'ouvertures à linteau
bombé et clé sur piédroits harpés aux deux premiers niveaux, à
linteau droit formant sablière au second. Fenêtre du r.d.ch.
refaite. Bâtière d'éternit, assez plate.
A.T. [830]
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N° 23. Petite maison de deux niveaux
avec dépendance, de la moit. du XVIIIe s., en moellons de
calcaire chaulés. Une fenêtre à chaque niveau, à linteau droit
et montants à deux harpes; porte semblable jumelée à celle de
l'étable. Baie de fenil à encadrement de bois. Petite fenêtre
éclairant le comble. Bâtière de tuiles.
A.T. [831]
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N° 24. Gros volume de deux niveaux en
moellons de calcaire chaulés, de la 2e moit. du XVIIIe s.,
qui comportait primitivement cinq travées vers la vallée (r. de
la Place, n° 11): fenêtres classiques à linteau bombé à clé sur
montants harpés, dont l'une transformée en porte. Partie g.
cachée par une annexe moderne au r.d.ch. Vers le village, quatre
travées espacées de fenêtres à linteau droit sur montants harpés
et porte semblable bouchée. Certaines baies transformées ou du
XXe s.
A la fin du XVIIIe s. ou au déb. du XIXe
s., accroissement du volume vers l'E. de trois travées de même
esprit. Ouvertures du XXe s. au pignon à rue. Corniche de pierre
en cavet sous bâtière d'éternit à croupettes.
T.C. [832]
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R. ST-HUBERT
(2)
N° 29. Construction de deux niveaux en
moellons de calcaire chaulés, datée « IHS / 1726» dans un
écu sur le linteau droit de la porte. Logis ouvert au pignon par
une travée de fenêtres de la 2e moitié du siècle, à linteau
déprimé sur piédroits à deux harpes, celle de l'étage retouchée;
montant dr. de la porte lié à la chaîne d'angle. A rue, deux
étables sous fenil à dr., aux ouvertures refaites, sauf
peut-être une baie à encadrement de bois. Bâtière de tuiles à
croupe. Volume épaissi à l'arrière.
A.T. [833]
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N° 33 (avant). Chap. St-Hubert. Au
centre du quartier St-Hubert, ancien fief des seigneurs d'Yve,
édifice carré du XIXe s., en moellons de calcaire réglés en
façade. Dans l'axe, porte en plein cintre avec baie d'imposte
néo-classique et latéralement, fenêtre de même forme. Haute
toiture en pavillon sommée d'un clocheton carré et d'une croix
en fer forgé.
T.C. [834]
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Tabernacle avec remploi d'éléments
renaissants du déb. du XVIIe s. Antepedium baroque
XVIIe s.). Statue de st Grégoire
(XVIIe-XVIIIe s.). Toile de st Hubert (XVIIe s.?).
Nos 34-36. Dans une courbe de la rue,
belle suite de trois maisons classiques en moellons chaulés,
de deux niveaux et une travée de fenêtres, peut-être encore du
XVIIIe s. Ouvertures à linteau bombé et clé sur piédroits à deux
harpes, certaines transformées ou postérieures. Harpes d'angle à
dr. Au n° 35, deux portes à traverse droite, dont une de
dépendance. Bâtières de tuiles et d'éternit.
A g., mur de clôture d'un jardin.
A.T. [835]
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R. ST-JEAN (3)
N° 2. Ferme en moellons de calcaire
de la 2emoit. du XVIIIe s. Habitation de deux niveaux et cinq
travées éclairées par des baies à linteau bombé et clé sur
piédroits harpés; porte à traverse droite encastrée et montants
à deux harpes saillantes. Harpes d'angle à dr., sauf à la base
liée à la maçonnerie du n° 1. A g., dépendance ouverte par une
porte de même type que les fenêtres, puis grange cachée par un
appentis abritant un passage charretier; côté cour, portail à
linteau de bois et côté rue, portail cintré et harpé du XIXe s.
Bâtière d'éternit.
A.T. [836]
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N° 3. Considérée comme l'ancienne école
et maison du vicaire. Maison classique du dern. qu. du
XVIIIe s., en moellons de calcaire réglés, comprenant deux
niveaux et quatre travées. Fenêtres à linteau bombé à clé sur
montants harpés et porte de même type à traverse droite. Bâtière
d'éternit.
T.C. [837]
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R. DE LA SALETTE (4)
N° 5 (en face). Chap. Notre-Dame de la
Salette. En contre-haut de la
rue, dans un enclos entouré d'une haie et planté de tilleuls et
de marronniers, petit édifice néo-classique en brique chaulée,
construit en 1861 par le curé Delaite. Chevet semi-circulaire et
façade striée de trois bandeaux saillants et percée d'une porte
cintrée sous une petite fenêtre. Boiserie d'origine.
A.T. [838]
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Nos 9, 10 et 10 (à g.). Groupement de
trois maisons avec étable, de la 1re moit. du XIXe s., en
moellons de calcaire chaulés sous bâtières de tuiles et d'éternit,
le n° 9 perpendiculaire à la rue.
A.T. [839]
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ROUTE DE VILLERS-DEUX-EGLISES
N° 1 (à g.). Sous deux tilleuls, potale
de carrefour en calcaire érigée par Albert Pirson et datée
sur le gros socle carré «... PIRSON 1679». Tablette biseautée et
niche en plein cintre surmontée d'un fronton décoré de volutes
et portant : « IHS / (CO)NSOLATRIX AFFLIC / (TOR)UM ORA PRO NOBI(S)».
T.C. [840]
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