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Village étiré au sommet et sur le versant
méridional d'un promontoire dont l'extrémité O. est occupée par
le château et son parc. Constructions généralement mitoyennes et
parallèles à la crête, en calcaire ou parfois en marbre rose
local, matériau employé au XIXe s. et encore exploité de nos
jours. Quelques volumes intéressants, des XVIIIe ou XIXe s.,
mais remaniés, le long de l'axe principal formé par la
Grand' Place (n° 6), les r. Grande (à dr. du n° 3 et n° 12) et
Baron Nothomb. Majorité des constructions des XIXe et XXe s.
banales. Toitures d'ardoises et d'éternit.
J.-L.J.
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Nouveau nom |
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EGL. PAROISS. ST-NICOLAS
Edifice néo-roman en calcaire, daté de 1906
au-dessus du porche d'entrée et construit à un nouvel
emplacement sur les plans de l'architecte Leborgne. Tour
exhaussée vers 1908. Réaménagement intérieur en 1959 par L.M.
Londot.
A.T. [823]
Pierre tombale de Charles de Roly (…
1724) et d'Elisabeth d'Hilpen (…
171.). Dans le chœur, cloche en bronze gravée de l'inscription
gothique: «MARIA COQ(UE)RELE L'AN MCCCCXX VII».
R. BARON NOTHOMB
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Nouveau nom |
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N° 4. Château de Merlemont. A
l'extrémité O. de la localité, sur un promontoire sur plombant
la belle vallée du ruisseau du Grand Pré et ses étangs, cet
ensemble en moellons de calcaire groupe le château d'allure
néo-Renaissance dans un grand parc emmuraillé, sa ferme en
contrebas et diverses dépendances. Le versant N. est à pic,
tandis que le versant opposé est plus doux et largement ouvert
sur les Basses-Fagnes, associant prairies et bois.
Castrum » cité en 1155, dépendant de la
principauté de Liège. Seigneurie passée ensuite aux mains des
seigneurs de Pesche et Florennes et en 1590, à Jean Lambert,
seigneur de Roly. En 1739, achat par Charles Baillet, maître de
forges à Nismes, qui en fait don à son neveu, créé vicomte en
1754. Propriété passée en 1809 à la famille Baillet-Latour, puis
vendue en 1883 à celle des Nothomb.
Château d'origine médiévale, comme en
témoignent les textes et le site, mais dont l'essentiel
appartient au déb. du XVIIe s.
Aspect classique oblitéré par les
interventions de l'architecte Janlet en 1884.
A l'entrée à dr., partie la plus ancienne
et probablement médiévale, englobée dans la petite aile
orientale. Construction de plan curieusement polygonal, dont se
voient encore trois faces et l'amorce d'une 4e, sur deux
niveaux. Maçonneries solidement chaînées aux angles, qui
conservent au S. les vestiges d'une petite baie primitive, à
linteau droit et montants chaînés.
Tournée vers le S., aile principale de plan
rectangulaire, construite par la famille de Roly probablement en
1601, comme l'atteste à g. une ancre cachée sous la verdure
qu'on dit gravée du millésime. Outre les maçonneries, subsistent
à l'arrière en tout ou partie, deux fenêtres à traverse, une à
croisée et deux corbeaux, supports probables d'une latrine.
Dans la moit. du XVIIIe s., mise au goût du
jour de la bâtisse traditionnelle, probablement par Charles
Baillet, devenu propriétaire en 1739. Façade S. largement
ouverte aux deux niveaux par onze travées de fenêtres à linteau
droit sur montants harpés, dont certaines furent retouchées ou
remplacées à la fin du même siècle. Corniche de pierre en cavet
sur tore. A l'intérieur, bel escalier central de style Louis
XIV, cheminée en marbre Régence et boiseries déjà Louis XV.
Aile E. abritant jadis deux remises à
voiture. Partie N. du XVIIe s. se raccordant à l'aile principale
mais physionomie actuelle. de la fin du XVIIIe s. ou du déb. du
XIXe s. Escalier Empire à l'intérieur. Contre la façade, bac en
pierre daté de 1734. Ancien puits dans la cour.
Transformations profondes de l'ensemble en
1884 par les Nothomb-de Craeker, dont millésime et blasons
figurent à g. sur un fronton : développement de la partie g.
signalée par une grosse tour qui cache un château d'eau,
construction de deux tourelles à l'E. et accentuation de l'aile
.principale par un frontispice central, à l'avant comme à
l'arrière où il reprend un parti du XVIIIe s. Lucarnes en pierre
et toitures de cette époque.
Grande cour bordée de nouvelles
balustrades, surplombant au S. les anciens jardins en terrasses.
Vers la pointe du promontoire, cour
secondaire cernée de murs contre lesquels s'adossent diverses
dépendances pour la plupart du XIXe-XXe s. Y survivent cependant
une orangerie dont l'origine pourrait remonter au XVIle-XVIIIe
s., à en croire les quatre piliers carrés chanfreinés, sur base
biseautée, et une maison de gardien (n° 11), dont le gros oeuvre
appartient à cette même époque.
A l'entrée du parc, sous deux gros
tilleuls, potale en calcaire datée de 1874.
T.C. [824]
M. RUZETTE, Le Château de Merlemont,
1977, notes dactylographiées.
N° 28. Ferme du Château. Légèrement
en contrebas du château, ensemble traditionnel clôturé en
moellons de calcaire, du déb. du XVIIe s., fortement remanié aux
siècles suivants.
Au N., logis de deux niveaux où ne
subsistent que de maigres traces des fenêtres primitives. Baies
actuelles à linteau droit du XVIIIe s., retouchées aux XIXe et
XXe s. Chaînes d'angle. Bâtière d'ardoises à coyau.
Dans le prolongement à g., longue aile
d'étables contemporaine mais un peu plus basse, qui englobe
l'ancienne porte de l'habitation, à linteau droit remonté sur
montants chaînés et chanfreinés terminés par des congés, datée
de 1601 de part et d'autre d'un écu muet. A l'origine,
probablement sept portes d'étables en plein cintre sur montants
chaînés, dont six sont conservées. Entre elles, fenêtres du XXe
s. Baies du fenil remontées et sans doute élargies. Chaîne
d'angle à g. Volume légèrement exhaussé et couvert d'une longue
bâtière d'ardoises à coyau. Perpendiculairement à dr. du logis,
mur percé d'une porte en plein cintre du déb. du XVIIe s., à
montants chaînés et chanfreinés, ornée à la clé d'un large écu
muet. Dans son prolongement mais perpendiculaire à la cour de
ferme, grange en long peut-être de la moit. du XIXe s., allongée
vers l'O. en marbre rose. Portails à linteau de béton sur
piédroits en moellons. Bâtière d'éternit à croupettes.
Près de l'angle S.E., petite tour-porche de
la 2e moit. du XVIIIe s. ouverte par un portail surbaissé et
harpé à l'avant, en plein cintre et de remploi à l'arrière.
Dalle Louis XV aux armes de Charles-Raimond de Baillet
(1715-1788) et de Thérèse de Romrée de Vichenet, en façade.
Ancres en S et en X. Chaînes d'angle harpées et corniche de
pierre en talon. Bâtière d'ardoises à croupes et coyau. Annexe
du XIXe s. de part et d'autre.
J.-L.J. [825]
R DU VIVEROUX
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Nouveau nom |
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N° 1. Implantée sur la pente, ferme en U
d'inspiration classique, du déb. du XIXe s., en moellons de
calcaire.
En contre-haut et au centre, accessible par
une rampe, logis à double corps de deux niveaux sur cave et
trois travées. Ouvertures à linteau bombé et clé. Bâtière
d'ardoises à coyau, assez plate.
Etables sous fenil à g. et grange en large
avec étable à dr. Portail à linteau de bois et autres baies à
linteau droit. Bâtières d'ardoises et d'éternit à coyau et
croupettes.
De l'autre côté de la rue, grange en long,
datée de 1881.
A.T. [826]
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