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Ce gros village en calcaire s'étire d'E. en
O. sur le flanc exposé au N. d'un long «tienne » au sommet
boisé. Largement tributaire du XVIIIe s., l'habitat est resté
étonnamment homogène. La mitoyenneté y est de règle, bien
marquée par la succession des toitures d'ardoises et d’éternit.
Entourée par le cimetière, la petite église occupe à peu près
le centre de la localité, tandis que deux bâtisses plus
importantes se sont reportées en périphérie: la maison des
Baillis à l'E. et l'ancien hôpital au N.
De ce même côté mais dans la vallée, à
l'écart du village, une couronne d'arbres isole les ruines du
château-fort des prairies environnantes.
J.-L.J.
EGL. PAROISS. ST-MARTIN
Entourée par les beaux murs du cimetière
dont les pilastres d'entrée sont datés « ANNO» et
«1762 » sur les sphères qui les couronnent,
édifice en calcaire construit du XVIe au XIXe s., souvent
remanié, composé d'une nef de deux travées et d'un chœur de
même largeur, à deux travées droites devant le chevet à trois
pans
Nef en moellons probablement de la 2e moit.
du XVIe s., qui ne conserve plus, au S., qu'une fenêtre en plein
cintre chaînée et fortement ébrasée, privée de son remplage à
deux jours. Chaîne d'angle de dr. partiellement conservée.
Importante restauration en 1725, millésime figurant sur une
pierre réinsérée en façade : réfection du mur gouttereau N.
avec des pierres provenant du château en ruines et
renouvellement de la 1re fenêtre méridionale. Baies en anse de
panier sur montants à deux harpes. Façade reconstruite en moyen
appareil de calcaire en 1827, avec repiquage d'une intéressante
porte gothique du XVIe s., moulurée en accolade et ornée de
bases prismatiques, qu'on prétend provenir également du château.
Chœur du 1er tiers du XVIIIe s., sans
doute antérieur à la réfection de la nef, éclairé par des
fenêtres en plein cintre sur piédroits soit chaînés, soit à une
ou deux harpes. Plusieurs baies refaites au XXe s. Toitures
d'ardoises dominées à l'O. par un clocheton charpenté à flèche
octogonale. Croix en fer forgé à l'abside et à la pointe de la
flèche.
Intérieur couvert d'une voûte en lattis
avec monogramme de la Vierge et la date de 1827.
J.-L.J.
Autel à retable hybride (du XVIIe au XIXe
s.), avec statues de st Victor et de st Charles Borromée; bancs
de la nef (XVIIIe s.); confessionnal dû à Siméon Fonder, de
Couvin
(XIXe s.).
Calvaire en bois (XVIe s.); St-Martin,
fragment de retable (XVIIe s.). De chaque côté de l'autel,
remploi de panneaux peints représentant st Martin et st Jacques
de Compostelle
(XVIIe s.); calvaire sur bois (XVIIe s).
Pierres tombales (XVIIIe s.).
CHATEAU DE FAGNOLLE
En contrebas au N.O. du village, ruines
d'une forteresse médiévale établie dans des prairies fangeuses
au bout d'un chemin longé par un ruisseau qui alimentait les
douves. Une 2e enceinte, encore signalée par une couronne
d'arbres et des murets effondrés, est venue en doubler la
défense.
Terre franche aux confins de la
principauté de Liège probablement dès l'origine et
certainement depuis 1485, Fagnolle appartint à la maison de
Rumigny-Florennes dès le XIIIe s., puis à celle d'Enghien, pour
passer en 1441 à la famille de Barbençon. La première mention
d'un sire de Fagnolle, Hugues I de Rumigny, remonte à 1249. Le
château fut investi en 1554 lors des guerres entre
Charles-Quint et Henri II et démantelé partiellement en 1555 par
Guillaume le Taciturne, prince d'Orange. Au déb. du XVIIe s., il
appartenait aux princes de Ligne. Il fut sans doute abandonné
en 1659. En 1770, la terre fut érigée en comté d'Empire par
Joseph II.
Ensemble en moellons de calcaire formant
un quadrilatère compact et régulier, cantonné de tours
circulaires et jadis garanti par un châtelet d'entrée au S.E.
Douves aujourd'hui pratiquement asséchées. Divers bâtiments
d'habitation ont été adossés aux remparts au cours du moyen âge.
Parti général appartenant sans doute au
XIIIe s., dont survivent en bonne partie les tours N. et S., les
deux 1ers niveaux des courtines et probablement l'implantation
du logis primitif sur le flanc N.O.
Tour S. la mieux conservée, en bel
appareil de calcaire, superposant aujourd'hui quatre niveaux
au-dessus d'une cave voûtée en calotte. R.d.ch. accessible par
une porte à linteau droit sur consoles en quart-de-rond, munie
d'une traverse de calage. Départ de l'escalier intra mural à g.
et trois grandes archères vers l'extérieur. Dispositif analogue
au 1er, voûté comme la cave et pourvu en outre d'une latrine au
S.O. Vestiges des deux étages suivants. A hauteur du 1er étage,
subsistent côté cour de gros corbeaux aujourd'hui ravalés,
témoins d'un passage dallé qui reliait les courtines S.E. et
S.O. .
Tour N. à demi-écroulée, analogue à la
précédente. R.d.ch.-cave voûté en calotte, avec porte au
linteau en demi-lune. Porte semblable au bel étage et traces de
deux ouvertures. Restes de deux étages supplémentaires, tous
reliés par un escalier intra mural.
Courtines en moellons beaucoup plus
frustes, mais cependant contemporaines des tours avec lesquelles
leur maçonnerie est liée aux niveaux inférieurs. Contreforts
primitifs en ruine. Remparts S.E. et S.O. gardant nettement,
avant restauration, les témoins d'un chemin de. ronde au niveau
du passage extérieur de la tour cornière S.: parement du parapet
décelable, certaines dalles du chemin de ronde conservées dans
les maçonneries, mortiers différents. Plus bas subsistent quatre
archères du r.d.ch.
Dans le rempart N.E., corbeaux ravalés et
arrachements attestent la présence d'une latrine près de la tour
N.
Muraille N.O. affectant une retraite
biseautée et gardant les traces d'un logis, sinon primitif, du
moins antérieur à celui qu'on repère aisément aujourd'hui. En
témoignent principalement dans la paroi N.O. un ressaut marquant
un niveau, situé à mi-hauteur du r.d.ch. actuel, et des montants
de fenêtres.
Dans la 2e moit. du XIVe ou au déb. du XVe
s., transformation profonde de la forteresse et développement
des bâtiments d'habitation : suppression des chemins de ronde
des courtines S.E. et S.O. et surélévation de ces dernières pour
y appuyer des locaux. En témoignent au S.E. les restes d'une
fenêtre à banquettes, avec l'encadrement chanfreiné. Au S.O.,
construction d'une cuisine-cellier: cave voûtée en berceau et
dotée d'un puits; au bel-étage, pièce dallée dont le mur
extérieur, pourvu d'un écoulement d'eau, est élégi par deux
grandes arcades chanfreinées; niveau supérieur ruiné éclairé
jadis par trois fenêtres.
Grand logis du N.O. retravaillé à cette
époque ou peu après: subdivision en trois pièces et changement
des niveaux, dont trois clairement repérables dans la grande
salle centrale: r.d.ch.-cave où survivent les vestiges d'une
grande cheminée dans le mur vers la cour. Bel étage doté d'une
importante cheminée adossée au mur de refend N.E.: montant droit
biseauté et entaillé d'un cavet, gros chapiteau en doucine et
culot analogue portant jadis l'extrémité du manteau; vestige de
deux grandes fenêtres à banquette et de trois petites au N.O.
Amorce d'un 2e étage.
Au N.E., au-dessus de deux caves voûtées en
berceau, autre salle contemporaine équipée d'une grande cheminée
au revers de la précédente: lourds piédroits biseautés en
calcaire et chapiteau profilé en talon; sol en briquettes de
chant. Au centre de la pièce et provenant probablement de
l'étage, restes, aujourd'hui déposés, d'un élégant pavement en
carreaux vernissés, dessinant une rosace et des motifs
géométriques.
Dans la 2e moit. du XVe s. probablement,
insertion d'une 3e aile en L au N.E. Vers la cour, restes de
maçonneries très soignées en bel appareil de calcaire,
affectant une retraite biseautée. Sont visibles au niveau du
r.d.ch.-cave deux fenêtres à l'encadrement biseauté et une porte
cintrée; plus haut, le seuil d'une porte du bel étage qui
abritait peut-être une chapelle dédiée à st Jacques de
Compostelle.
A cette époque également pourrait
appartenir un réaménagement du châtelet d'entrée, à en croire
les rares vestiges de murs vers la cour et surtout la base d'un
escalier à vis accolé contre la courtine S.E., présentant tous
deux une belle maçonnerie soignée comme la précédente. Au XVe
encore ou dans la moit. du XVIe s., établissement d'une
barbacane en avant de l'entrée. Construction pentagonale
probablement à ciel ouvert, fendue au bas de quatre importantes
canonnières. Palier au niveau probable du tablier du pont et
d'un escalier desservant un chemin de ronde.
2e enceinte vaguement circulaire, en
moellons de calcaire, établie probablement à la même époque,
dont s'observent de rares portions de murs avec des archères,
la base d'une tourelle avec latrine au sud et deux pans délabrés
de la porte d'entrée sur l'axe.
Avec l'aide de Luc Lowagie et Guy Paulus.
T.C.
C. BOURGAULT, le château fort de Fagnolle,
dans G W, VI, 1929, p. 83-90; Th. CORTEMBOS et L.F. GENICOT,
Fagnolle, dans Le grand livre des châteaux de Belgique, t.1,
Bruxelles, 1975, p. 102; L. LOWAGIE et J.M. DUFFIEUX, Un
carrelage émaillé à Fagnolle, dans BCRMS, n.s., t. IX, 1980, p.
39-48.
R. DU BAILLI
Ensemble de maisons et fermes en long
mitoyennes, du XIXe s., en moellons de calcaire. A remarquer
parmi elles, le n° 15, comprenant un étroit logis et deux
dépendances sous fenil.
T.C.
N° 3. Deux petites maisons en moellons
de calcaire jadis chaulés, de la 2e moit. du XIXe s.,
intéressantes pour leur implantation parallèle à la pente, à
côté du cimetière. Toiture d'éternit.
J.-L.J. [786]
N° 5. Maison classique en moellons de
calcaire chaulés de la 2e moit. du XVIIIe s., avec jadis
dépendance à g. A l'origine, deux niveaux sur caves et trois
travées de baies à linteau bombé à clé sur montants à deux
harpes, dont la porte jadis à traverse encastrée. Au XIXe s.,
aménagement de la partie g. en habitation en perçant deux
travées de fenêtres du même genre, et surélévation d'un demi
niveau éclairé de petites baies rectangulaires. Façade arrière
reconstruite alors.
Grange ajoutée à g. avec portail à linteau
de bois. Bâtière d'éternit.
T.C. [787]
N° 6. En contrebas du cimetière, ferme
en long construite en deux étapes au XVIIIe s., en moellons
de calcaire chaulés en façade. A g., légèrement de biais,
dépendances de la moit. du siècle qui abritaient une grange
entre deux étables, celle de g. sous fenil. Ouvertures à linteau
droit sur montants harpés ou à deux harpes et portail de grange
à, linteau de bois. Etable dr. transformée en garage au XXe s.
A dr., logis de deux niveaux et deux
travées, reconstruit durant la 2e moit. du XVIIIe s.
Baies à linteau bombé et clé sur montants harpés, modifiées au
XXe s. au r.d.ch. Pierres d'attente à dr.
De ce côté, mur-pignon daté sur le linteau
droit d'une des trois fenêtres : « PFA / 1773». Bâtière d'éternit
aiguë.
J.-L.J. [788]
N° 9. Ferme en long reconstruite au
XIXe s., qui remploie du XVIIIe s. une travée de fenêtres à
linteau droit sur montants harpés et une porte semblable dont
le linteau surélevé est daté sur un écu: «IHS / 1751 I I.I.B. ».
T.C.
N° 18. Presbytère. Ancienne Maison du
Bailli.
Jadis Cense du Seigneur, acquise par la famille de
Niverlée qui occupa le poste de bailli depuis la 2e moit. du
XVIe s. jusqu'à la fin du XVIIe s., affectée à sa fonction
actuelle en 1827. A l'extrémité orientale du village, solide
construction carrée sur soubassement biseauté du dern. tiers
du XVIe s., comprenant deux niveaux sur caves en moellons de
calcaire et flanquée d'une tour circulaire à l'angle S.E..
Façade en calcaire réglé, jadis éclairée
par au moins deux fenêtres à croisée sur montants chaînés à
l'étage et par une petite baie à linteau droit sur piédroits
chanfreinés, terminés par des congés, au r.d.ch. Dans le courant
de la 1re moit. du XVIIIe s., percement à g. de deux travées de
fenêtres à linteau droit sur montants à deux harpes. Porte
axiale refaite au déb. du XXe s. Corniche de pierre en cavet sur
corbeaux en quart-de-rond et à listel. Haute bâtière d'ardoises.
A dr., tourelle d'escalier un peu plus
haute que la façade et, comme elle, couverte en bonne partie
d'une vigne vierge. Une arquebusière visible au r.d.ch.; autres
petites baies carrées des XVIIIe et XIXe s. Frise dentée sous
la courte flèche octogonale d'ardoises surmontée d'un épi en fer
forgé.
Dans le mur-pignon dr., deux travées de
fenêtres chaînées, jadis à croisée au r.d.ch. et à traverse à
l'étage, sous arc de décharge en plein cintre. Petite baie à
encadrement de bois sous même arc dans le pignon, en dessous de
l'ouverture d'un colombier en brique, du XIXe s. A l'arrière,
une fenêtre privée de sa croisée et restes de trois petites
baies carrées à congés, toutes déchargées par un arc et un
tympan en briques. Mur-pignon g. essenté d'ardoises. Quelques
grandes ouvertures rectangulaires de la 1re moit. du
XVIIIe s. Perpendiculairement à la façade avant, entre la
tourelle et des annexes du XXe s., .mur du verger percé d'une
porte en plein. cintre sur montants chaînés et chanfreinés,
terminés par des congés, qui pourrait être un remploi de
l'entrée primitive.
J.-L.J.
B. D'URSEL, Histoire de la famille de
Néverlée, dans Le parchemin, n° 172, 1974,
p. 221-234.
R. CULOT D'EN BAS
Dans le bas du village, perpendiculaire à
la vallée, suite de maisons et de fermes mitoyennes du XIXe s.,
en moellons de calcaire sous des toitures en bâtière.
T.C. [789]
N° 9. Ferme en long construite en
deux étapes au XVIIIe s., en moellons réglés de calcaire. A g.,
logis de deux niveaux éclairé, en façade comme dans le mur-pignon,
par une travée de fenêtres à linteau droit sur montants harpés.
Porte de même type à .g., datée «IHS / 1746» sur
l'écu du linteau. Corniche de pierre
biseautée.
Allongement vers la dr. dès le mil. du
XVIIIe s. par une grange et une étable sous fenil. Ouvertures à
linteau droit, en bois pour le portail de grange. Bâtière d'éternit
à coyau.
Perpendiculairement à l'arrière du logis,
fournil de la fin du XVIIIe s. coiffé d'une bâtière d'éternit à
coyau. Appentis de tuiles au-dessus du four.
Implanté perpendiculairement à l'avant de
la ferme, important volume de dépendances en moellons de
calcaire, probablement amputé vers la g. au XIXe s. Façade
refaite au XXe s. en remployant une clé millésimée: «IHS / INM /
1775». Haute bâtière d'ardoises à croupette.
J.-L.J. [790]
R. DE FAGNOLLE
A flanc de colline, cette longue et
intéressante rue constitue, avec la r. du Bailli, l'épine
dorsale du village. Légèrement sinueuse, elle est directement
délimitée au N. par des constructions homogènes et jointives en
calcaire, souvent du XVIIIe s. Au S., elle est doublée d'une
desserte pour les habitations qui la bordent en contre-haut. A
noter un gros oeuvre ancien aux nos 16, 18, 20 et 22, remaniés
aux XIXe et XXe s.
J.-L.J.
N° 1. A l'angle de la r. de la Foire,
maison. du déb. du XIXe s., en moellons assisés de calcaire,
qui abrita la première école du village. Deux niveaux et
trois travées d'ouvertures à linteau droit sur montants harpés,
toutes murées sauf la porte. Une travée semblable dans le mur
latéral dr., éventré par un garage. Bâtière d'ardoises et d'éternit
ondulé, à croupe et coyau.
J.-L.J. [791]
N° 2. Maison en moellons de calcaire
du mil. du XVIIIe s., qui comprenait à l'origine un logis de
deux niveaux et une étable sous fenil à g. transformée en
habitation. Volumes et certains percements modifiés.
Bâtière d'ardoises et d'éternit.
T.C. [792]
N° 3. Belle ferme en long, en
moellons de calcaire réglés, datée «IHS /1748» à la clé du
portail de grange, dans un écu gravé et entouré d'un décor
végétal.
A dr., logis de deux niveaux et deux
travées séparées à l'origine par la porte d'entrée, dont ne
subsiste que le seuil. Baies à linteau droit sur montants
harpés, celle de g. transformée en porte.
De ce côté, passage de grange entre deux
étables sous fenil : portes à linteau droit et portail surbaissé
à clé millésimée, sur montants harpés. Deux baies en brique du
XXe s. Corniche de pierre biseautée, pignon dr. débordant et
bâtière d'éternit.
T.C.
N° 4. En contre-haut de la rue, belle et
importante ferme en long principalement du
XVIIIe s., en moellons de calcaire. A dr.,
étroit logis de deux niveaux sur cave, du déb. du XVIIIe s.,
éclairé par une travée de fenêtres, celle de l'étage primitive
et jadis à meneau mais fortement remaniée, celle du r.d.ch. à
linteau bombé et clé sur montants harpés de la 2e moit. du
XVIIIe s. A g., précédée d'un degré, porte à linteau droit sur
piédroits harpés, elle aussi retouchée au XVIIIe s.
Jadis plus basses que l'habitation,
longues dépendances postérieures à g.: grange entre deux
étables, peut-être construites en deux fois vers le mil. ou la
2e moit. du XVIIIe s. Ouvertures à linteau droit sur montants en
harpes irrégulières et portail de grange à linteau de bois. Zone
centrale des maçonneries reprise avant la surélévation des
dépendances à hauteur du logis. Bâtière d'ardoises et d'éternit
sur corniche de bois en quart-de-rond.
J.-L.J.
N° 5. Intéressante construction
classique de deux niveaux en moellons assisés de calcaire,
dont le dispositif en double corps regroupe l'habitation et une
petite étable. Trois travées d'ouvertures à linteau bombé et
clé sur montants harpés; large porte axiale jadis à traverse,
datée «IHS / 1771 / PR» sur la clé ornée d'un écu. A g., seconde
porte, semblable mais plus étroite, qui desservait l'étable
logée dans la pièce avant. Corniche biseautée sous la bâtière d'éternit
à coyau. Sobre cheminée Louis XV en bois dans la belle pièce.
J.-L.J. [793]
N° 6. Accolée au n° 4, maison en
moellons de calcaire réglés millésimée sur un écu en relief
«IHS 11745». Logis de deux niveaux sur cave et d'une seule
travée de fenêtres, dont la lourde porte d'entrée à g. est datée
au linteau. Ouvertures à linteau droit sur montants harpés;
fenêtre du r.d.ch. surmontant l'ancienne entrée de cave
extérieure. Caniveau à dr. Corniche de pierre en biseau, pignon
dr. débordant et bâtière d'éternit ondulé.
T.C. [794]
N° 7. Ferme en long du XVIIIe s., en
moellons de calcaire réglés sous bâtière d'éternit à coyau.
Habitation à dr., de deux niveaux et deux travées de baies à
linteau droit sur montants harpés. Porte jadis à traverse
encastrée.
Portail de grange surbaissé et harpé, daté
à la clé « P.I.R.T. / IHS / 1747» dans un écu gravé de rosaces
géométriques et de motifs végétaux.
Etable sous fenil à g., aux ouvertures
refaites en brique, hormis la porte harpée à linteau droit. Du
même côté, 2e étable sous fenil du XIXe s. Corniche de pierre en
biseau et pignon dr. débordant.
T.C. [795]
Nos 11-13. Construction en moellons de
calcaire chaulés remontant probablement au
XVIIe s., comme en témoigneraient les
grosses chaînes d'angle. Logis au centre (n° 13) aménagé au
XVIIIe s.: porte harpée au linteau droit, surhaussé et daté IHS
/ 1750», sous une épaisse couche de chaux. Une travée de
fenêtres à linteau droit sur montants harpés.
A dr. au n° 11, probablement dépendance
aménagée en habitation au déb. du XIXe s. lors de la division en
deux propriétés. Corniche de pierre biseautée.
A cette époque sans doute ou un peu plus
tôt, construction d'étables sous fenil à dr.: une porte
d'origine à linteau bombé à clé sur montants harpés, une autre
remplacée par un garage.
A g., étable sous fenil et grange du XIXe
s. Porte de remploi du XVIIe s., en plein cintre sur piédroits
chaînés. Bâtière d'éternit.
T.C. [796]
• N° 15 (après). Tournés vers la r. Culot
d'en Bas et un peu en contrebas de la r. de Fagnolle, trois
abreuvoirs en pierre bleue du mil. du XIXe s., sous un abri
en moellons de calcaire couvert d'un appentis de tôles
ondulées.
J.-L.J.
R. DE LA FOIRE
N° 4. Construction classique du dern.
tiers du XVIIIe s., à deux niveaux en moellons de calcaire,
abritant l'étable sous fenil à g. et l'habitation à double corps
de trois travées à dr..
Ouvertures à linteau bombé et clé sur
montants harpés ; traverse droite de la porte du logis datée :
« 17 IHS70 », conservée à l’intérieur. Petite fenêtre
rectangulaire éclairant l’étable. Corniche de bois en
quart-de-rond sous bâtière à coyau d’éternit ondulé.
A l’arrière, four du XIXe s. et appentis
contemporain dans le prolongement de l’étable.
A dr. du bâtiment, « arvô » du XIXe s.
formé par un fenil en brique jeté au-dessus d’une ruelle, dans
le prolongement d’une grange en calcaire du XVIIIe s. qui
dépendait de la ferme voisine. Bâtière d’ardoises.
J.-L.J. [799]
R. DE L HOSPITEAUX
N° 1. Importante habitation de la 2e
moit. du XVIe s., implantée sur la pente du ruisseau des Grands
Viviers, à laquelle s'adosse à l'arrière une tour ronde.
Mur-pignon dr. dénaturé par une façade du XXe s.
Construction en brique sur soubassement en
moellons calcaires, de deux niveaux sur cave marqués par des
cordons biseautés. Face latérale g. enduite et percée de baies
du XIXe-XXe s. Frise dentée en brique. Dans le mur-pignon
arrière, fenêtre sans doute jadis à croisée, transformée, sous
arc de décharge en brique. Même arc dans le pignon au-dessus
d’un occulus avale primitif. Au sommet, motif de losanges
disposés en croix, en briques de cendrée.
Face dr. Conservant les vestiges d’un
chaulage bleuté. Ouvertures du XXe s. en pierres de remploi.
Légère surélévation probable en brique et
bâtière d’ardoises.
Tour d’escalier marquée d’un lamier entre
les deux premiers niveaux. Oculus ovale vers l’E., seule
ouverture d’origine.
Frise dentée et flèche d'ardoises
octogonale.
A.T. [800]
N° 4. Ferme de I'Hospiteaux.
Ancien hôpital fondé à une date
inconnue, mais antérieurement au XVIIe s., et signalé jusqu’au
mil. Du XVIIIe s. Le long du chemin qui conduit aux ruines du
château, gros volume presque cubique à deux niveaux sur caves en
moellons de calcaire chaulés, qui remonte probablement au XVIe
s. De cette époque, subsistent un arc de décharge en plein
cintre au r.d.ch. et une porte de cave à linteau en bâtière dans
le mur-pignon dr. Ancres en S.
R ;d.ch. doté de nouvelles ouvertures
durant la 2e moit. du XVIIIe s. : deux fenêtres et
une porte à linteau bombé et clé sur montants harpés ; seconde
porte liée à la baie de g., mais à linteau dr. A l’étage, deux
fenêtres à linteau droit situées au-dessus de celles du bas,
l’une du XVIIIe s. à g., l’autre du XIXe s. à encadrement de
brique denticulée sous la bâtière d’éternit à demi-croupes
J.-L.J. [801]
L.M. DE VUYST-HENDRIX, Fagnolle.
Forteresse, Fagnolle. Terre souveraine, Op cit., p. 30.
R. DU QUAIRIAT
N° 1. Maison du déb. du XIXe s.
perpendiculaire à la voirie, en moellons de calcaire chaulés et
réglés en façade. Intéressante pour son volume aigu et son
pignon dr. débordant à épis de pierre, sommé d'une sphère.
Deux niveaux sur caves et deux travées de
fenêtres espacées, celle de dr. jumelée à la porte. Ouvertures à
linteau droit sur montants harpés ou à deux harpes, certaines
peu homogènes. Bâtière d'éternit. Dépendances en calcaire à
l'arrière longeant la rue.
T.C. [802]
N° 11 (en face). Précédée d'un escalier,
chapelle ouverte en brique, avec chevet à trois pans, dont
les têtes de mur en pierre sont lourdement traitées en pilastres
qui portent à g. «L AN» et à dr. «1858».
Toiture d'ardoises.
T.C. [803]
Christ contemporain de la chapelle.
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