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FAGNOLLE

Fagnolle43.jpg (331307 octets)

Ce gros village en calcaire s'étire d'E. en O. sur le flanc exposé au N. d'un long «tienne » au sommet boisé. Largement tributaire du XVIIIe s., l'habitat est resté étonnamment homogène. La mitoyenneté y est de règle, bien marquée par la succession des toitures d'ardoises et d’éternit. Entourée par le cimetière, la petite église occupe à peu près le centre de la localité, tandis que deux bâtisses plus importantes se sont reportées en périphérie: la maison des Baillis à l'E. et l'ancien hôpital au N.

De ce même côté mais dans la vallée, à l'écart du village, une couronne d'arbres isole les ruines du château-fort des prairies environnantes.

J.-L.J.

EGL. PAROISS. ST-MARTIN

     
       

Entourée par les beaux murs du cimetière dont les pilastres d'entrée sont datés « ANNO» et

«1762 » sur les sphères qui les couronnent, édifice en calcaire construit du XVIe au XIXe s., souvent remanié, composé d'une nef de deux travées et d'un chœur de même largeur, à deux travées droites devant le chevet à trois pans

Nef en moellons probablement de la 2e moit. du XVIe s., qui ne conserve plus, au S., qu'une fenêtre en plein cintre chaînée et fortement ébrasée, privée de son remplage à deux jours. Chaîne d'angle de dr. partiellement conservée. Importante restauration en 1725, millésime figurant sur une pierre réinsérée en façade : réfection du mur gouttereau N. avec des pierres provenant du château en ruines et renouvellement de la 1re fenêtre méridionale. Baies en anse de panier sur montants à deux harpes. Façade reconstruite en moyen appareil de calcaire en 1827, avec repiquage d'une intéressante porte gothique du XVIe s., moulurée en accolade et ornée de bases prismatiques, qu'on prétend provenir également du château.

Chœur du 1er tiers du XVIIIe s., sans doute antérieur à la réfection de la nef, éclairé par des fenêtres en plein cintre sur piédroits soit chaînés, soit à une ou deux harpes. Plusieurs baies refaites au XXe s. Toitures d'ardoises dominées à l'O. par un clocheton charpenté à flèche octogonale. Croix en fer forgé à l'abside et à la pointe de la flèche.

Intérieur couvert d'une voûte en lattis avec monogramme de la Vierge et la date de 1827.       

J.-L.J.

Autel à retable hybride (du XVIIe au XIXe s.), avec statues de st Victor et de st Charles Borromée; bancs de la nef (XVIIIe s.); confessionnal dû à Siméon Fonder, de Couvin

(XIXe s.).

Calvaire en bois (XVIe s.); St-Martin, fragment de retable (XVIIe s.). De chaque côté de l'autel, remploi de panneaux peints représentant st Martin et st Jacques de Compostelle

(XVIIe s.); calvaire sur bois (XVIIe s).

Pierres tombales (XVIIIe s.).

CHATEAU DE FAGNOLLE

   
       

En contrebas au N.O. du village, ruines d'une forteresse médiévale établie dans des prairies fangeuses au bout d'un chemin longé par un ruisseau qui alimentait les douves. Une 2e enceinte, encore signalée par une couronne d'arbres et des murets effondrés, est venue en doubler la défense.

Terre franche aux confins de la principauté de Liège probablement dès l'origine et certainement depuis 1485, Fagnolle appartint à la maison de Rumigny-Florennes dès le XIIIe s., puis à celle d'Enghien, pour passer en 1441 à la famille de Barbençon. La première mention d'un sire de Fagnolle, Hugues I de Rumigny, remonte à 1249. Le château fut investi en 1554 lors des guerres entre Charles-Quint et Henri II et démantelé partiellement en 1555 par Guillaume le Taciturne, prince d'Orange. Au déb. du XVIIe s., il appartenait aux princes de Ligne. Il fut sans doute abandonné en 1659. En 1770, la terre fut érigée en comté d'Empire par Joseph II.

Ensemble en moellons de calcaire for­mant un quadrilatère compact et régulier, cantonné de tours circulaires et jadis ga­ranti par un châtelet d'entrée au S.E. Douves aujourd'hui pratiquement asséchées. Divers bâtiments d'habitation ont été adossés aux remparts au cours du moyen âge.

Parti général appartenant sans doute au XIIIe s., dont survivent en bonne partie les tours N. et S., les deux 1ers niveaux des courtines et probablement l'implantation du logis primitif sur le flanc N.O.

Tour S. la mieux conservée, en bel appareil de calcaire, superposant aujourd'hui quatre niveaux au-dessus d'une cave voûtée en calotte. R.d.ch. accessible par une porte à linteau droit sur consoles en quart-de-rond, munie d'une traverse de calage. Départ de l'escalier intra mural à g. et trois grandes archères vers l'extérieur. Dispositif analogue au 1er, voûté comme la cave et pourvu en outre d'une latrine au S.O. Vestiges des deux étages suivants. A hauteur du 1er étage, subsistent côté cour de gros corbeaux aujourd'hui ravalés, témoins d'un passage dallé qui reliait les courtines S.E. et S.O. .

Tour N. à demi-écroulée, analogue à la précédente. R.d.ch.-cave voûté en calotte, avec porte au linteau en demi-lune. Porte semblable au bel étage et traces de deux ouvertures. Restes de deux étages supplémentaires, tous reliés par un escalier intra mural.

Courtines en moellons beaucoup plus frustes, mais cependant contemporaines des tours avec lesquelles leur maçonne­rie est liée aux niveaux inférieurs. Contreforts primitifs en ruine. Remparts S.E. et S.O. gardant nettement, avant restauration, les témoins d'un chemin de. ronde au niveau du passage extérieur de la tour cornière S.: parement du parapet décelable, certaines dalles du chemin de ronde conservées dans les maçonneries, mortiers différents. Plus bas subsistent quatre archères du r.d.ch.

Dans le rempart N.E., corbeaux ravalés et arrachements attestent la présence d'une latrine près de la tour N.

Muraille N.O. affectant une retraite biseautée et gardant les traces d'un logis, sinon primitif, du moins antérieur à celui qu'on repère aisément aujourd'hui. En témoignent principalement dans la paroi N.O. un ressaut marquant un niveau, situé à mi-hauteur du r.d.ch. actuel, et des montants de fenêtres.

Dans la 2e moit. du XIVe ou au déb. du XVe s., transformation profonde de la forteresse et développement des bâtiments d'habitation : suppression des chemins de ronde des courtines S.E. et S.O. et surélévation de ces dernières pour y appuyer des locaux. En témoignent au S.E. les restes d'une fenêtre à banquettes, avec l'encadrement chanfreiné. Au S.O., construction d'une cuisine-cellier: cave voûtée en berceau et dotée d'un puits; au bel-étage, pièce dallée dont le mur extérieur, pourvu d'un écoulement d'eau, est élégi par deux grandes arcades chanfreinées; niveau supérieur ruiné éclairé jadis par trois fenêtres.

Grand logis du N.O. retravaillé à cette époque ou peu après: subdivision en trois pièces et changement des niveaux, dont trois clairement repérables dans la grande salle centrale: r.d.ch.-cave où survivent les vestiges d'une grande cheminée dans le mur vers la cour. Bel étage doté d'une importante cheminée adossée au mur de refend N.E.: montant droit biseauté et entaillé d'un cavet, gros chapiteau en doucine et culot analogue portant jadis l'extrémité du manteau; vestige de deux grandes fenêtres à banquette et de trois petites au N.O. Amorce d'un 2e étage.

Au N.E., au-dessus de deux caves voûtées en berceau, autre salle contemporaine équipée d'une grande cheminée au revers de la précédente: lourds piédroits biseautés en calcaire et chapiteau profilé en talon; sol en briquettes de chant. Au centre de la pièce et provenant probablement de l'étage, restes, aujourd'hui déposés, d'un élégant pavement en carreaux vernissés, dessinant une rosace et des motifs géométriques.

Dans la 2e moit. du XVe s. probablement, insertion d'une 3e aile en L au N.E. Vers la cour, restes de maçonneries très soignées en bel appareil de calcaire, affectant une retraite biseautée. Sont visibles au niveau du r.d.ch.-cave deux fenêtres à l'encadrement biseauté et une porte cintrée; plus haut, le seuil d'une porte du bel étage qui abritait peut-être une chapelle dédiée à st Jacques de Compostelle.

A cette époque également pourrait appartenir un réaménagement du châtelet d'entrée, à en croire les rares vestiges de murs vers la cour et surtout la base d'un escalier à vis accolé contre la courtine S.E., présentant tous deux une belle maçonnerie soignée comme la précédente. Au XVe encore ou dans la moit. du XVIe s., établissement d'une barbacane en avant de l'entrée. Construction pentagonale probablement à ciel ouvert, fendue au bas de quatre importantes canonnières. Palier au niveau probable du tablier du pont et d'un escalier desservant un chemin de ronde.

2e enceinte vaguement circulaire, en moellons de calcaire, établie probablement à la même époque, dont s'observent de rares portions de murs avec des archères, la base d'une tourelle avec latrine au sud et deux pans délabrés de la porte d'entrée sur l'axe.

Avec l'aide de Luc Lowagie et Guy Pau­lus.

T.C.

C. BOURGAULT, le château fort de Fagnolle, dans G W, VI, 1929, p. 83-90; Th. CORTEMBOS et L.F. GENICOT, Fagnolle, dans Le grand livre des châteaux de Belgique, t.1, Bruxelles, 1975, p. 102; L. LOWAGIE et J.M. DUFFIEUX, Un car­relage émaillé à Fagnolle, dans BCRMS, n.s., t. IX, 1980, p. 39-48.

R. DU BAILLI

Ensemble de maisons et fermes en long mitoyennes, du XIXe s., en moellons de calcaire. A remarquer parmi elles, le n° 15, comprenant un étroit logis et deux dépendances sous fenil.

T.C.

N° 3. Deux petites maisons en moellons de calcaire jadis chaulés, de la 2e moit. du XIXe s., intéressantes pour leur implanta­tion parallèle à la pente, à côté du cimetière. Toiture d'éternit.

J.-L.J. [786]

N° 5. Maison classique en moellons de calcaire chaulés de la 2e moit. du XVIIIe s., avec jadis dépendance à g. A l'origine, deux niveaux sur caves et trois travées de baies à linteau bombé à clé sur montants à deux harpes, dont la porte jadis à tra­verse encastrée. Au XIXe s., aménage­ment de la partie g. en habitation en per­çant deux travées de fenêtres du même genre, et surélévation d'un demi niveau éclairé de petites baies rectangulaires. Façade arrière reconstruite alors.

Grange ajoutée à g. avec portail à linteau de bois. Bâtière d'éternit.     

T.C. [787]

N° 6. En contrebas du cimetière, ferme en long construite en deux étapes au XVIIIe s., en moellons de calcaire chaulés en façade. A g., légèrement de biais, dé­pendances de la moit. du siècle qui abritaient une grange entre deux étables, celle de g. sous fenil. Ouvertures à linteau droit sur montants harpés ou à deux har­pes et portail de grange à, linteau de bois. Etable dr. transformée en garage au XXe s.

A dr., logis de deux niveaux et deux tra­vées, reconstruit durant la 2e moit. du XVIIIe s. Baies à linteau bombé et clé sur montants harpés, modifiées au XXe s. au r.d.ch. Pierres d'attente à dr.

De ce côté, mur-pignon daté sur le linteau droit d'une des trois fenêtres : « PFA / 1773». Bâtière d'éternit aiguë.

J.-L.J. [788]

N° 9. Ferme en long reconstruite au XIXe s., qui remploie du XVIIIe s. une tra­vée de fenêtres à linteau droit sur mon­tants harpés et une porte semblable dont le linteau surélevé est daté sur un écu: «IHS / 1751 I I.I.B. ».

T.C.

N° 18. Presbytère. Ancienne Maison du Bailli.

     
       

Jadis Cense du Seigneur, ac­quise par la famille de Niverlée qui oc­cupa le poste de bailli depuis la 2e moit. du XVIe s. jusqu'à la fin du XVIIe s., affec­tée à sa fonction actuelle en 1827. A l'ex­trémité orientale du village, solide cons­truction carrée sur soubassement bi­seauté du dern. tiers du XVIe s., compre­nant deux niveaux sur caves en moellons de calcaire et flanquée d'une tour circu­laire à l'angle S.E..

Façade en calcaire réglé, jadis éclairée par au moins deux fenêtres à croisée sur montants chaînés à l'étage et par une pe­tite baie à linteau droit sur piédroits chanfreinés, terminés par des congés, au r.d.ch. Dans le courant de la 1re moit. du XVIIIe s., percement à g. de deux travées de fenêtres à linteau droit sur montants à deux harpes. Porte axiale refaite au déb. du XXe s. Corniche de pierre en cavet sur corbeaux en quart-de-rond et à listel. Haute bâtière d'ardoises.

A dr., tourelle d'escalier un peu plus haute que la façade et, comme elle, couverte en bonne partie d'une vigne vierge. Une ar­quebusière visible au r.d.ch.; autres peti­tes baies carrées des XVIIIe et XIXe s. Frise dentée sous la courte flèche octogonale d'ardoises surmontée d'un épi en fer forgé.

Dans le mur-pignon dr., deux travées de fenêtres chaînées, jadis à croisée au r.d.ch. et à traverse à l'étage, sous arc de décharge en plein cintre. Petite baie à en­cadrement de bois sous même arc dans le pignon, en dessous de l'ouverture d'un colombier en brique, du XIXe s. A l'arrière, une fenêtre privée de sa croisée et restes de trois petites baies carrées à congés, toutes déchargées par un arc et un tym­pan en briques. Mur-pignon g. essenté d'ardoises. Quelques grandes ouvertures rectangulaires de la 1re moit. du XVIIIe s. Perpendiculairement à la façade avant, entre la tourelle et des annexes du XXe s., .mur du verger percé d'une porte en plein. cintre sur montants chaînés et chanfrei­nés, terminés par des congés, qui pour­rait être un remploi de l'entrée primitive.

J.-L.J.

B. D'URSEL, Histoire de la famille de Néverlée, dans Le parchemin, n° 172, 1974,

p. 221-234.

R. CULOT D'EN BAS

Dans le bas du village, perpendiculaire à la vallée, suite de maisons et de fermes mitoyennes du XIXe s., en moellons de calcaire sous des toitures en bâtiè­re.

T.C. [789]

N° 9. Ferme en long construite en deux étapes au XVIIIe s., en moellons réglés de calcaire. A g., logis de deux niveaux éclairé, en façade comme dans le mur-pi­gnon, par une travée de fenêtres à linteau droit sur montants harpés. Porte de même type à .g., datée «IHS / 1746» sur

l'écu du linteau. Corniche de pierre biseautée.

Allongement vers la dr. dès le mil. du XVIIIe s. par une grange et une étable sous fenil. Ouvertures à linteau droit, en bois pour le portail de grange. Bâtière d'éternit à coyau.

Perpendiculairement à l'arrière du logis, fournil de la fin du XVIIIe s. coiffé d'une bâtière d'éternit à coyau. Appentis de tuiles au-dessus du four.

Implanté perpendiculairement à l'avant de la ferme, important volume de dépen­dances en moellons de calcaire, proba­blement amputé vers la g. au XIXe s. Fa­çade refaite au XXe s. en remployant une clé millésimée: «IHS / INM / 1775». Haute bâtière d'ardoises à croupette.

J.-L.J. [790]

R. DE FAGNOLLE

A flanc de colline, cette longue et intéres­sante rue constitue, avec la r. du Bailli, l'épine dorsale du village. Légèrement si­nueuse, elle est directement délimitée au N. par des constructions homogènes et jointives en calcaire, souvent du XVIIIe s. Au S., elle est doublée d'une desserte pour les habitations qui la bordent en contre-haut. A noter un gros oeuvre an­cien aux nos 16, 18, 20 et 22, remaniés aux XIXe et XXe s.

J.-L.J.

N° 1. A l'angle de la r. de la Foire, maison. du déb. du XIXe s., en moellons assisés de calcaire, qui abrita la première école du village. Deux niveaux et trois travées d'ouvertures à linteau droit sur montants harpés, toutes murées sauf la porte. Une travée semblable dans le mur latéral dr., éventré par un garage. Bâtière d'ardoises et d'éternit ondulé, à croupe et coyau.

J.-L.J. [791]

N° 2. Maison en moellons de calcaire du mil. du XVIIIe s., qui comprenait à l'origine un logis de deux niveaux et une étable sous fenil à g. transformée en habitation. Volumes et certains percements modifiés.        Bâtière d'ardoises et d'éternit.

T.C. [792]

N° 3. Belle ferme en long, en moellons de calcaire réglés, datée «IHS /1748» à la clé du portail de grange, dans un écu gravé et entouré d'un décor végétal.

A dr., logis de deux niveaux et deux tra­vées séparées à l'origine par la porte d'entrée, dont ne subsiste que le seuil. Baies à linteau droit sur montants harpés, celle de g. transformée en porte.

De ce côté, passage de grange entre deux étables sous fenil : portes à linteau droit et portail surbaissé à clé millésimée, sur montants harpés. Deux baies en brique du XXe s. Corniche de pierre biseautée, pignon dr. débordant et bâtière d'éter­nit.           

T.C.

N° 4. En contre-haut de la rue, belle et importante ferme en long principalement du

XVIIIe s., en moellons de calcaire. A dr., étroit logis de deux niveaux sur cave, du déb. du XVIIIe s., éclairé par une travée de fenêtres, celle de l'étage primitive et jadis à meneau mais fortement remaniée, celle du r.d.ch. à linteau bombé et clé sur montants harpés de la 2e moit. du XVIIIe s. A g., précédée d'un degré, porte à linteau droit sur piédroits harpés, elle aussi re­touchée au XVIIIe s.

Jadis plus basses que l'habitation, lon­gues dépendances postérieures à g.: grange entre deux étables, peut-être construites en deux fois vers le mil. ou la 2e moit. du XVIIIe s. Ouvertures à linteau droit sur montants en harpes irrégulières et portail de grange à linteau de bois. Zone centrale des maçonneries reprise avant la surélévation des dépendances à hauteur du logis. Bâtière d'ardoises et d'éternit sur corniche de bois en quart-de-rond.

J.-L.J.

N° 5. Intéressante construction classi­que de deux niveaux en moellons assisés de calcaire, dont le dispositif en double corps regroupe l'habitation et une petite étable. Trois travées d'ouvertures à lin­teau bombé et clé sur montants harpés; large porte axiale jadis à traverse, datée «IHS / 1771 / PR» sur la clé ornée d'un écu. A g., seconde porte, semblable mais plus étroite, qui desservait l'étable logée dans la pièce avant. Corniche biseautée sous la bâtière d'éternit à coyau. Sobre cheminée Louis XV en bois dans la belle pièce.

J.-L.J. [793]

N° 6. Accolée au n° 4, maison en moel­lons de calcaire réglés millésimée sur un écu en relief «IHS 11745». Logis de deux niveaux sur cave et d'une seule travée de fenêtres, dont la lourde porte d'entrée à g. est datée au linteau. Ouvertures à linteau droit sur montants harpés; fenêtre du r.d.ch. surmontant l'ancienne entrée de cave extérieure. Caniveau à dr. Corniche de pierre en biseau, pignon dr. débordant et bâtière d'éternit ondulé.

T.C. [794]

N° 7. Ferme en long du XVIIIe s., en moellons de calcaire réglés sous bâtière d'éternit à coyau. Habitation à dr., de deux niveaux et deux travées de baies à linteau droit sur montants harpés. Porte jadis à traverse encastrée.

Portail de grange surbaissé et harpé, daté à la clé « P.I.R.T. / IHS / 1747» dans un écu gravé de rosaces géométriques et de mo­tifs végétaux.

Etable sous fenil à g., aux ouvertures re­faites en brique, hormis la porte harpée à linteau droit. Du même côté, 2e étable sous fenil du XIXe s. Corniche de pierre en biseau et pignon dr. débordant.

T.C. [795]

Nos 11-13. Construction en moellons de calcaire chaulés remontant probable­ment au

XVIIe s., comme en témoigne­raient les grosses chaînes d'angle. Logis au centre (n° 13) aménagé au XVIIIe s.: porte harpée au linteau droit, surhaussé et daté IHS / 1750», sous une épaisse couche de chaux. Une travée de fenêtres à linteau droit sur montants harpés.

A dr. au n° 11, probablement dépendance aménagée en habitation au déb. du XIXe s. lors de la division en deux pro­priétés. Corniche de pierre biseautée.

A cette époque sans doute ou un peu plus tôt, construction d'étables sous fenil à dr.: une porte d'origine à linteau bombé à clé sur montants harpés, une autre rem­placée par un garage.

A g., étable sous fenil et grange du XIXe s. Porte de remploi du XVIIe s., en plein cin­tre sur piédroits chaînés. Bâtière d'éter­nit.

T.C. [796]

• N° 15 (après). Tournés vers la r. Culot d'en Bas et un peu en contrebas de la r. de Fagnolle, trois abreuvoirs en pierre bleue du mil. du XIXe s., sous un abri en moel­lons de calcaire couvert d'un appentis de tôles ondulées.

J.-L.J.

R. DE LA FOIRE

N° 4. Construction classique du dern. tiers du XVIIIe s., à deux niveaux en moellons de calcaire, abritant l'étable sous fenil à g. et l'habitation à double corps de trois travées à dr..

Ouvertures à linteau bombé et clé sur montants harpés ; traverse droite de la porte du logis datée : « 17 IHS70 », conservée à l’intérieur.  Petite fenêtre rectangulaire éclairant l’étable.  Corniche de bois en quart-de-rond sous bâtière à coyau d’éternit ondulé.

A l’arrière, four du XIXe s. et appentis contemporain dans le prolongement de l’étable.

A dr. du bâtiment, « arvô » du XIXe s. formé par un fenil en brique jeté au-dessus d’une ruelle, dans le prolongement d’une grange en calcaire du XVIIIe s. qui dépendait de la ferme voisine.  Bâtière d’ardoises.

J.-L.J. [799]

R. DE L HOSPITEAUX

N° 1. Importante habitation de la 2e moit. du XVIe s., implantée sur la pente du ruis­seau des Grands Viviers, à laquelle s'adosse à l'arrière une tour ronde. Mur-pignon dr. dénaturé par une façade du XXe s.

Construction en brique sur soubasse­ment en moellons calcaires, de deux ni­veaux sur cave marqués par des cordons biseautés. Face latérale g. enduite et per­cée de baies du XIXe-XXe s. Frise dentée en brique. Dans le mur-pignon arrière, fenêtre sans doute jadis à croisée, transformée, sous arc de décharge en brique.  Même arc dans le pignon au-dessus d’un occulus avale primitif.  Au sommet, motif de losanges disposés en croix, en briques de cendrée.

Face dr. Conservant les vestiges d’un chaulage bleuté.  Ouvertures du XXe s. en pierres de remploi.

Légère surélévation probable en brique et bâtière d’ardoises.

Tour d’escalier marquée d’un lamier entre les deux premiers niveaux.  Oculus ovale vers l’E., seule ouverture d’origine.

Frise dentée et flèche d'ardoises octogonale.

A.T. [800]

N° 4. Ferme de I'Hospiteaux.

 Ancien hôpital fondé à une date inconnue, mais antérieurement au XVIIe s., et signalé jusqu’au mil. Du XVIIIe s.  Le long du chemin qui conduit aux ruines du château, gros volume presque cubique à deux niveaux sur caves en moellons de calcaire chaulés, qui remonte probablement au XVIe s.  De cette époque, subsistent un arc de décharge en plein cintre au r.d.ch. et une porte de cave à linteau en bâtière dans le mur-pignon dr.  Ancres en S.

R ;d.ch. doté de nouvelles ouvertures durant la 2e moit. du XVIIIe s. : deux fenêtres et une porte à linteau bombé et clé sur montants harpés ; seconde porte liée à la baie de g., mais à linteau dr.  A l’étage, deux fenêtres à linteau droit situées au-dessus de celles du bas, l’une du XVIIIe s. à g., l’autre du XIXe s. à encadrement de brique denticulée sous la bâtière d’éternit à demi-croupes
 J.-L.J. [801]

L.M. DE VUYST-HENDRIX, Fagnolle. Forte­resse, Fagnolle. Terre souveraine, Op cit., p. 30.

R. DU QUAIRIAT

N° 1. Maison du déb. du XIXe s. perpendi­culaire à la voirie, en moellons de calcaire chaulés et réglés en façade. Intéressante pour son volume aigu et son pignon dr. débordant à épis de pierre, sommé d'une sphère.

Deux niveaux sur caves et deux travées de fenêtres espacées, celle de dr. jumelée à la porte. Ouvertures à linteau droit sur montants harpés ou à deux harpes, cer­taines peu homogènes. Bâtière d'éternit. Dépendances en calcaire à l'arrière lon­geant la rue.

T.C. [802]

N° 11 (en face). Précédée d'un escalier, chapelle ouverte en brique, avec chevet à trois pans, dont les têtes de mur en pierre sont lourdement traitées en pilastres qui portent à g. «L AN» et à dr. «1858». Toi­ture d'ardoises.

T.C. [803]

Christ contemporain de la chapelle.

 

 

 

 


 

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Éditeur responsable : Administration Communale de Philippeville
Dernière mise à jour : 06/09/2010
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