Histoire

Accueil > Villages > Neuville > Histoire

Dès le moyen âge, la localité était partagée en trois seigneuries. Aux temps modernes, l'une appartenait aux Auxbrebis, propriétaires du château; la 2e aux Yves, dont le siège se situait au quartier St-Hubert et la 3e à l'abbaye de Florennes, présente à Neuville dès le XIIe s. et qui rassemblera les trois fiefs au XVIIIe s.

Bien visible de la grand-route Charleroi-Couvin, gros village divisé en deux zones que sépare la vallée du ruisseau des Machenées. A l'0., importants volumes en calcaire, surtout du XVIIIe s., étirés sur une crête et s'étageant sur le versant. A l'arrière-plan, le château des Auxbrebis et l'église jadis située plus bas. A l'E., quartier St-Hubert caractérisé par de petites maisons au groupement plus dense. Extension des lotissements vers la grand-route.

Plusieurs anciennes carrières sur le territoire de la commune dont l'une, de marbre rose.

EGLISE PAROISSOISSE ST. JEAN-BAPTISTE

Edifice de style classique en moellons de calcaire assisés, daté de 1760 à l'intérieur, construit à partir de 1757 sur les plans de l'architecte Chermanne (renseignement N. Bastin). Tour à l'E. précédant une nef de quatre travées et un choeur comprenant une travée droite devant une abside semi-circulaire.

Tour svelte et carrée, harpée aux angles. Dans l'axe, portail mouluré à linteau bombé et clé profilée, sommé d'un fronton triangulaire. Boiserie à baie d'imposte aveugle décorée d'un soleil. Grande baie à linteau bombé et clé au 1er étage et petites ouvertures à linteau échancré au dernier niveau. Corniche de pierre en cavet sur corbeaux en talon et flèche en cloche, percée de lucarnes pourvues d'abat-sons. Croix et coq en fer forgé. A la jonction avec la nef, tourelles arrondies, celle de dr. abritant l'escalier. Devant l'entrée précédée de quelques marches, pavement daté de 1841 par des pavés noirs.

Nef éclairée par des fenêtres à linteau bombé et clé sur piédroits harpés. Mêmes ouvertures dans le choeur, celle du chevet bouchée. Corniche de pierre en cavet. De part et d'autre du choeur, deux sacristies du XVIIIe s.

Bel intérieur couvert de voûtes en voile sur doubleaux, décorées de stucs Louis XV, dont un cartouche ouvragé, orné d'une colombe portant un rameau, rapporte « PACIFIE 1760», devise de dom Maur Bertrand, abbé de Florennes, qui était à la fois décimateur et seigneur du lieu.

Maître-autel Régence avec remploi d'éléments d'esprit Renaissance. Autels latéraux contemporains de l'église. Stalles (déb.XVIIIe s.). Deux confessionnaux (XVIIIe s.?).

Cuve baptismale d'esprit gothique (XVIe s.) sur socle roman. Deux bénitiers en marbre (XVIIIe s.).

Dans deux niches, bustes de st Paul de Tarse et de st Pierre (v. 1760). Vierge à l'Enfant (XVIIIe s.) et St-Jean-Baptiste (v. 1760).

PLACE DE NEUVILLE

N° 2. Sur le site de l'ancienne église, importante maison classique à double corps, de deux niveaux sur cave, du dernier tiers du XVIIIe s. Façade en brique et pierre bleue sur soubassement en moellons réglés, ajourée par cinq travées de fenêtres à linteau bombé et clé dont les piédroits harpés sont jointifs sauf à la travée centrale. Porte de même type sur piédroits à deux harpes, privée de sa traverse. Bandeaux à hauteur des linteaux et des appuis, réminiscence traditionnelle. Harpes d'angle. Façade arrière semblable mais chaulée, comptant six travées; traverse droite de la porte conservée. Pignon dr. de biais. Corniche de pierre en talon et bâtière d'ardoises et d'éternit à coyau percée de deux lucarnes à croupe. Appuyée à g., annexe liée à l'habitation, dont les ouvertures sont postérieures ou retouchées. Bâtière d'ardoises à coyau et croupette. A l'arrière, jardin en pente entouré de murs recoupant ceux de l'ancien cimetière. Au S.O., pavillon carré du XVIIIe s. sous toiture d'ardoises à la Mansart piquée d'une girouette. Ouvertures de même type qu'au logis. Dans le mur du cimetière, deux croix funéraires du XVIIIe s., l'une de Francoisse Baillieux,(… 1728).


Nos 6-7. Grosse maison classique de la 2e . moit. du XVIIIe s., en moellons de calcaire chaulés. Primitivement, disposition en double corps et deux niveaux de cinq travées, avec sans doute dépendances à dr. Baies à linteau bombé à clé sur montants harpés et porte jadis à traverse.

Au XIXe s., aménagement de la partie dr. en habitation, comprenant deux travées. Fenêtres d'origine à l'arrière, cinq au r.d.ch. et trois à l'étage, outre les ouvertures du XXe s. Corbeaux de gouttière et toiture d'éternit à la Mansart.

N° 9. Ferme-château d'Auxbrebis.

Proche du chevet de l'église, ample ensemble clôturé en moellons de calcaire, dont les bâtiments agricoles ne sont pas antérieurs au XIXe-XXe s. mais dont le robuste logis et une tour d'angle appartiennent encore au XVIe-XVIIe s. Sérieuses réfections en 1976. Seigneurie appartenant aux XVIe et XVIIe s. à la famille d'Auxbrebis qui construisit le château, et dont les membres sont grands baillis d'Entre Sambre-et-Meuse. Vente en 1737 à l'abbaye de Florennes.

A l'entrée vers le village, tour circulaire d'un niveau, percée de trois arquebusières en marbre rose. Corniche de pierre en bandeau saillant, toiture disparue. Vestige d'un porche à dr. et mur de clôture fermant les côtés E. et S., reconstruit par la suite.

Au fond de la cour, à l'O., l'important logis traditionnel fut probablement construit en trois temps, puis pourvu de nouvelles fenêtres au XIXe s. A g., partie probablement la plus ancienne, sans doute de la 2e moit. du XVIe s.: mur assisé avec blocs en boutisse, sur soubassement biseauté. Chaîne d'angle accusant des réfections. Porte avec linteau en accolade et montants chaînés à congés, dans une zone de maçonnerie qui semble retouchée. Subsistent également d'origine les montants dr. de deux anciennes baies chaînées. En outre, trace d'une fenêtre à croisée, plutôt du XVIIe s. Partie dr. vraisemblablement de cette dernière époque, dont la maçonnerie irrégulière sur soubassement biseauté, se raccorde mal à la portion du XVIe s. Large reprise au XIXe s. lors du percement des deux travées de fenêtres. Dernier agrandissement vers la dr., probablement au XVIIIe s.

Façade arrière reconstruite dans le dern. tiers du XVIIIe s., de même que la petite aile turriforme, en retour à dr. Deux niveaux en calcaire réglé et cinq travées de fenêtres à linteau droit sur montants harpés. Porte sous arc de décharge à dr. Même type d'ouvertures dans l'aile secondaire aujourd'hui en ruine. Chaînes d'angle harpées, corniches de pierre en cavet sur tore et bâtière d'éternit.

A l'intérieur, aménagements de style Louis XIV: escalier, plafond stuqué, portes au r.d.ch. Au 1er, retable d'autel d'esprit plus baroque et dessus de cheminée, en stuc.

Contre le pignon S. du logis, étable écroulée, probablement de la fin du XVIIIe s.

Au N., entre le logis et les écuries, remploi d'une porte extérieure dont le linteau en bâtière est frappé d'un écu daté de 1584. Sous le même passage, autre porte au gros linteau droit, gravé d'un curieux millésime de 1548, sur montants chaînés qui forment l'angle à droite. Grange en long et autres annexes du XIXe s., notamment des porcheries datées par ancres de 1878.


N° 16. Habitation de style classique en moellons de calcaire réglés du dern. tiers du XVIIIe s., de trois niveaux sur cave. Deux travées d'ouvertures à linteau bombé et clé sur piédroits harpés aux deux premiers niveaux, à linteau droit formant sablière au second. Fenêtre du r.d.ch. refaite. Bâtière d'éternit, assez plate.


N° 23. Petite maison de deux niveaux avec dépendance, de la moit. du XVIIIe s., en moellons de calcaire chaulés. Une fenêtre à chaque niveau, à linteau droit et montants à deux harpes; porte semblable jumelée à celle de l'étable. Baie de fenil à encadrement de bois. Petite fenêtre éclairant le comble. Bâtière de tuiles.


N° 24. Gros volume de deux niveaux en moellons de calcaire chaulés, de la 2e moit. du XVIIIe s., qui comportait primitivement cinq travées vers la vallée (r. de la Place, n° 11): fenêtres classiques à linteau bombé à clé sur montants harpés, dont l'une transformée en porte. Partie g. cachée par une annexe moderne au r.d.ch. Vers le village, quatre travées espacées de fenêtres à linteau droit sur montants harpés et porte semblable bouchée. Certaines baies transformées ou du XXe s. A la fin du XVIIIe s. ou au déb. du XIXe s., accroissement du volume vers l'E. de trois travées de même esprit. Ouvertures du XXe s. au pignon à rue. Corniche de pierre en cavet sous bâtière d'éternit à croupettes.

RUE ST. HUBERT

N° 29. Construction de deux niveaux en moellons de calcaire chaulés, datée « IHS / 1726» dans un écu sur le linteau droit de la porte. Logis ouvert au pignon par une travée de fenêtres de la 2e moitié du siècle, à linteau déprimé sur piédroits à deux harpes, celle de l'étage retouchée; montant dr. de la porte lié à la chaîne d'angle. A rue, deux étables sous fenil à dr., aux ouvertures refaites, sauf peut-être une baie à encadrement de bois. Bâtière de tuiles à croupe. Volume épaissi à l'arrière.


N° 33 (avant). Chap. St-Hubert. Au centre du quartier St-Hubert, ancien fief des seigneurs d'Yve, édifice carré du XIXe s., en moellons de calcaire réglés en façade. Dans l'axe, porte en plein cintre avec baie d'imposte néo-classique et latéralement, fenêtre de même forme. Haute toiture en pavillon sommée d'un clocheton carré et d'une croix en fer forgé.


Tabernacle avec remploi d'éléments renaissants du déb. du XVIIe s. Antepedium baroque (XVIIe s.). Statue de st Grégoire (XVIIe-XVIIIe s.). Toile de st Hubert (XVIIe s.?). Nos 34-36. Dans une courbe de la rue, belle suite de trois maisons classiques en moellons chaulés, de deux niveaux et une travée de fenêtres, peut-être encore du XVIIIe s. Ouvertures à linteau bombé et clé sur piédroits à deux harpes, certaines transformées ou postérieures. Harpes d'angle à dr. Au n° 35, deux portes à traverse droite, dont une de dépendance. Bâtières de tuiles et d'éternit. A g., mur de clôture d'un jardin.

RUE ST. JEAN

N° 2. Ferme en moellons de calcaire de la 2emoit. du XVIIIe s. Habitation de deux niveaux et cinq travées éclairées par des baies à linteau bombé et clé sur piédroits harpés; porte à traverse droite encastrée et montants à deux harpes saillantes. Harpes d'angle à dr., sauf à la base liée à la maçonnerie du n° 1. A g., dépendance ouverte par une porte de même type que les fenêtres, puis grange cachée par un appentis abritant un passage charretier; côté cour, portail à linteau de bois et côté rue, portail cintré et harpé du XIXe s. Bâtière d'éternit.


N° 3. Considérée comme l'ancienne école et maison du vicaire. Maison classique du dern. qu. du XVIIIe s., en moellons de calcaire réglés, comprenant deux niveaux et quatre travées. Fenêtres à linteau bombé à clé sur montants harpés et porte de même type à traverse droite. Bâtière d'éternit.

RUE DE LA SALETTE

N° 5 (en face). Chap. Notre-Dame de la Salette. En contre-haut de la rue, dans un enclos entouré d'une haie et planté de tilleuls et de marronniers, petit édifice néo-classique en brique chaulée, construit en 1861 par le curé Delaite. Chevet semi-circulaire et façade striée de trois bandeaux saillants et percée d'une porte cintrée sous une petite fenêtre. Boiserie d'origine.


Nos 9, 10 et 10 (à g.). Groupement de trois maisons avec étable, de la 1re moit. du XIXe s., en moellons de calcaire chaulés sous bâtières de tuiles et d'éternit, le n° 9 perpendiculaire à la rue.

ROUTE DE VILLERS-DEUX-EGLISES

N° 1 (à g.). Sous deux tilleuls, potale de carrefour en calcaire érigée par Albert Pirson et datée sur le gros socle carré «... PIRSON 1679». Tablette biseautée et niche en plein cintre surmontée d'un fronton décoré de volutes et portant : « IHS / (CO)NSOLATRIX AFFLIC / (TOR)UM ORA PRO NOBI(S)».


  • Nos sources : Le patrimoine monumental de la belgique 9²
  • Namur - Philippeville P-W
  • Dépôt légal : D. 1982-0246-6
  • ISBN 2-8021-0040-8
  • Pierre Mandaga, éditeur
  • Solédi - Liège

Que faire en cas d’alerte Seveso?

Pendant le mois de novembre 2012, le Service Public Fédéral Intérieur organise une campagne nationale d’information sur le risque Seveso et sur les actions de protection adéquates…

En savoir plus ...

Eclairage public communal

Notre entreprise met à votre disposition une application qui vous permet de signaler facilement un lampadaire en panne.

En savoir plus ...

Cartographie

La cartographie des agriculteurs de Philippeville en téléchargement ici

En savoir plus ...

Détecteurs de fumée

Vous n'avez pas encore de détecteur de fumée?

En savoir plus ...

Bancontact

Pour plus de sécurité et de facilité, nous disposons d'un terminal Bancontact. Utilisez-le au maximum pour vos paiements.